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Album du vendredi, Falcon Motorcycles
L'adage veut que quand on se regarde, on se désole, mais quand on se compare, on se console. Encore faut-il bien choisir, à qui l'on souhaite se comparer, parce qu'on pourrait,en effet, avoir bien besoin de consolation.
Prenez par exemple Amaryllis Knight et Ian Barry. Ils sont jeunes, beaux, talentueux et vivent à Los Angeles où ils tiennent boutique, Falcon Motorcycles. Sort de cet atelier sur Sunset Boulevard, qui, s'il a bien pignon sur rue, est invisible pour le passant puisque l'accès se fait par une ruelle aux allures patibulaires, des motos prenant leurs sources chez les Anglaises Triumph et Norton des belles années.
Et si la production de masse souffre d'une économie anémique aux États-Unis en ce moment, ceux qui comme Falcon, se taillent une niche dans le haut de gamme avec des machines faisant le plein d'âmes et d'une qualité de finition irréprochable, s'en tirent plus que bien.
Pas de choppers dégoulinant de chromes donc, mais des motos ayant bénéficié d'un savoir-faire et d'un style unique, mariées avec ce que le talent et l'imagination d'un créateur comme Ian Barry peut y apporter.
La dernière création de Falcon Motorcycles, qui remportait il y a quelques semaines le «Concours d'élégance» dans la catégorie «Custom», est un boardtracker d'allure et d'inspiration, mais née Triumph Thunderbird. Le cadre et le moteur de ce Thunderbird des années 50 a servi de base au Bullet, mais ils ont été, tous les deux, modifiés. Le cadrer s'est vu prendre une dizaine de centimètres et l'engin de 650 cm3 a été retravaillé pour aller y chercher un 100 cm3 additionnel.
Différentes composantes comme la fourche Girder et les roues ont été réquisitionnées sur d'autres motos et soumises à la méthode Falcon. Le siège solo, l'échappement, guidon et levier sont fait maison.
Avec ce mélange d'anciennes pièces comme il ne s'en fait plus, d'autres re-usinées pour servir le projet et de nouvelles pour ajouter la signature Falcon, on se retrouve avec une moto qui, bien qu'ancré dans le passé, n'appartient qu'au futur.
Une Falcon est à vous à partir de 45,000 $ (30,000 euros), mais ce qui prend de 800 à 1000 heures d'un travail d'orfèvreries n'a parfois pas de prix. Surtout pour qui a les moyens de se le payer!
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Commentaires
Olivier Dupuis
6 juin 2008 06:21:41
C'est très cher quand même pour ce que c'est, non?
Benoît Rieu
7 juin 2008 07:45:01
C'est vrai, mais elles ont un charme unique.
Benoît Rieu
7 juin 2008 08:05:00
D'ailleurs j'y pense maintenant, à gauche sur la photo, c'est pas Jesse James du Monster Garage à qui tu avais consacré un article ?
Martinière Bernard
7 juin 2008 10:38:35
Quand on aime on ne compte pas non ?
Et pour les bourses plus modestes, il y a des bécanes françaises à petits prix.
Crazybiker
Jacques
7 juin 2008 15:48:15
En effet, c'est bien Jesse James, qui remettait des prix lors de cet événement. Jason Lee, à la gauche de Jesse James est acteur, surtout vu dans les films de Kevin Smith, et propriétaire de la moto.
Et pour la petite histoire, Amaryllis Knight a pour parrain Lord Norman Foster, l'architecte, entre autres, du Viaduc de Millau.
Frank
13 août 2008 02:57:12
Il ya que deux Falcon Motorcycles, les autres sont fait par Ian Barry plus que dix ans avans Falcon. www.falconmotorcycles.com













