Wednesday 22nd October 2014,
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Sécurité active ou, pourquoi ne pas s’endormir au guidon

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Lors de mon trajet journalier pour me rendre au travail, à mi-chemin de la distance, je me retrouve devant un choix difficile à faire, deux routes possible, chacune avec son lot d’embouteillages, mais au débit variable et à la merci d’une myriade de facteurs échappant au pauvre quidam que je suis, les yeux encore bouffis par le manque de sommeil.

Mais il faut choisir, rapidement, devant interpréter le moindre signe porteur de signifiants émanant des véhicules devant moi. Ce choix que je dois faire tous les matins tient de la loterie, puisqu’il se fait à l’aveugle. Ce n’est qu’une fois au milieu de la mêlée que je sais si je serai en avance ou en retard au boulot.
Ce type de décision, demandant une foi aveugle en ses capacités et celles des autres usagés autour de nous, les pilotes de l’armée de l’air le nomme la conscience de son environnement, ou en anglais «situational awarness». C’est prévoir l’imprévisible et s’attendre à l’inattendu, pour ne pas se retrouver, par exemple pour un motard, passager avec sa moto du véhicule qui nous a coupé la route.
C’est aussi, ne pas se croire immortel et ne pas présumer de ses habiletés et de celles des autres, ce que les pauvres bougres dans les images et la vidéo ci-dessous ont négligé.

Le meilleur atout du pilote de chasse, comme du motard qui se doit de considérer tous les autres véhicules autour de lui comme des ennemis, est une bonne vision périphérique. C’est le pouvoir du savoir, car comme disent encore les pilotes, «perdre de vue l’ennemi, c’est perdre la bataille».

Ce fameux périmètre de tous les dangers (kill zone), c'est-à-dire ce que notre champ de vision embrase, demande une surveillance constante. Il est donc important d’avoir des réflexes de vision, et non seulement scruter l’horizon, mais balayer à proximité et répéter constamment ce jeu d’aller et retour entre regarder loin, près, à gauche, à droite et derrière, et recommencer encore et encore.

Deux véhicules roulants l’un vers l’autre à 100 km/h et séparés par la longueur d’un terrain de foot vont se croiser en moins de deux secondes, ça ne laisse pas beaucoup de temps à la réflexion, surtout s’il faut réagir après… en mois de deux secondes.

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10 commentaires

  1. YJH avril 2, 2009 à 7:34

    jacques_ayant perdu une anche et un fémur en 1/8 de seconde, j’approuve ton post et hurle à tous les bikers de ne pas relacher la vigilence 1/100000 de seconde_restez en vie et restez 100% humains_c’est nettement plus agréable (PS. merci aux chirurgiens qui ne nous coupent plus les membres)

  2. Vince avril 2, 2009 à 10:16

    Les images d’accidents se déroulant au cours d’embouteillages nous rappellent à tous que la chute n’est pas réservée qu’à ceux qui se croient sur un circuit toute l’année.

  3. arno avril 2, 2009 à 11:13

    C’est sur que quand on fait le con (sur route) faut s’attendre à ce que ça nous tombe dessus, quand aux embouteillages, pas la peine de remonter avec 70 km/h ou plus que les autres véhicules… Je sais bien que les caisseux sont des bon à rien mais qui ne l’a jamais été (…) ? Pour moi 90% des chutes vues sur la vidéo sont mérités

  4. StreetR avril 2, 2009 à 11:23

    C’est pour ça que moi j’évite systématiquement le periph le matin ou le soir et que si je peux je quitte pas la maison avant 9h évitant par la même la grosse vague matinal.
    Sinon être conscient de son environnement a tout instant est effectivement la chose la plus dure pour tout conducteur à maitriser constamment et demande une discipline et une concentration permanente.
    Mais c’est effectivement vital pour sois et pour les autres.
    « Be aware » comme dirait l’autre :)

  5. Chti Mot avril 2, 2009 à 11:29

    On dirait mon parcours du combattant de tous les jours sur la rocade de Toulouse pour aller au travail.
    Vigilance, partage et respect des autres.

  6. Ezy avril 2, 2009 à 8:38

    Mon Dieu ça fait mal tout ça!!!
    Enafit 2 types de gamelles: des caisses sui coupent la route, et des motards qui font des conneries….
    Morale: se méfier des caisses et ne pas prendre la route pour un circuit…
    Bref je reste motard du dimanche…

  7. fawkes avril 2, 2009 à 10:50

    Dramatiquement exact : tous ces crashes sont un peu mérités , hélas ! Je préconise de réduire sa vitesse en ville . je ne suis pas moraliste du tout , mais simplement c’est une excellente façon d’anticiper les conneries des autres . Moi aussi , jadis je faisais le mickey , et les infirmières ont été très gentilles avec moi !

  8. Julien avril 3, 2009 à 11:06

    Très très bon article et de circonstance car les beaux jours arrivent.
    Je viens d’avoir mon plateau et en cours, nous prenions environs 15min de l’autoroute A6 pour aller s’entraîner sur la piste sous le Metropolis et j’ai déjà pu tester l’évitement à 8h40 grandeur réelle avec une voiture qui déboîtait de la gauche et dont le conducteur était au téléphone…
    Nous étions 3 motos de la moto-école circulant entre les files de voitures et j’étais en dernière position. Rien que ça, m’a déjà fait prendre conscience (avant même la lecture des 20 fameuses fiches) que la seule carrosserie du motard quel qu’il soit est son équipement et lui même et que son regard doit être affûté 100% du temps à 200% de son efficacité.
    Quand je suis en voiture sur le périph et que je vois les deux roues passer, cela ne me donne vraiment pas envie de prendre le périph quand j’aurai ma moto et surtout en cas de traffic.
    Vous me direz que je suis déjà blazé avant même de prendre la route mon permis dans la poche mais à force d’avoir de la prévention dans tous les sens, ça aide, du moins pour ma part :)

  9. StreetR avril 6, 2009 à 11:05

    @Julien
    => »Nous étions 3 motos de la moto-école circulant entre les files de voitures …. »
    Purée !! si maintenant les moto-école encouragent leur élèves a remonter les files de voiture, y a un gros problèmes la.
    Je rappelle que dans le code de la route c’est formellement interdit et que bien que l’usage est TOLÉRÉ sur route rien n’empêche un agent de la circulation de verbaliser le contrevenant (cas d’un de mes amis qui s’est vue retirer son permis pour avoir remonter les files sur le periph)
    Plus sérieusement, tout les motards le font j’en convient et moi le premier, mais persos avant de remonter les files comme un malade (ce que je ne fais jamais) je me pose toujours la question de savoir si le temps gagné vaut le risque encourue et la réponse est souvent négative comme le temps gagné d’ailleurs qui est souvent nul à moins de rouler largement au-dessus des limitations ce qui augmente les risques bien sur !
    Faites l’expérience si vous êtes sur Paris. Repérer les scoot qui ne sont pas forcement des exemple de bonne conduite sans vouloir généraliser bien sur et regarder si finalement vous n’arrivez pas à attendre au feu avec eux tout en ayant une conduite prudente et calme.
    Vous serez surpris de constater que finalement vous aller aussi vite qu’eux et de façon détendue en plus.
    Depuis que j’en ai pris conscience, y a pas mal de mauvaises habitudes qui se sont envolés dans ma conduite urbaines.
    Allez bonne route à tous et « be aware » comme dirait l’autre :)

  10. BouuX avril 6, 2009 à 3:42

    Et oui, l’été arrive, avec son flot de motos rutilantes, les « biomen » force rouge et vert vont commencer à venir taquiner le slider (je parle pour notre province hein ? ^^).
    Il fait bon rappeler qu’à 2 roues, l’équilibre est instable, et qu’une vitesse inadaptée est source de soucis.
    En région centre, on est pas trop ennuyé avec les bouchons ou la circulation entre les files.
    La moto est plus loisir qu’utilitaire. Cette chance qu’on a ;) Pas forcément, car losque bouchon il y a, les voitures ne savent pas comment partager ces voies avec nous. Contrairement à Paris où on trouve un boulevard entre les voitures.
    Faut quand même avouer que le contenu de la vidéo montre une belle bande de tarés qui ne récolte que ce qu’ils sèment. Malheureusement, y’a souvent un tiers dans le lot qui reçoit ce beau projectile lancé à vive allure.

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