Loin de l'image héroïque des Riders for Health, voici un reportage au coeur du quotidien de Bamako, la capitale du Mali mis en ligne par B.W Cary, le 19 mars dernier sur JPGmag. Comme l'affirme le photographe du portfolio "Getting around in Bamako" ("Se déplacer à B."), la moto est le plus pratique des moyens de transport dans la capitale malienne. Des routes où la protection minimale, le casque, n'est même plus facultative, mais rédhibitoire dirait-on. Seuls quelques masques pour se protéger de la poussière et de la pollution se montrent. Vous vous rappelez peut-être de cette dépêche de début d'année, relatant qu'au Nigéria les conducteurs de moto-taxi se coiffaient de pastèques évidées, de calebasses, ou de caoutchouc provenant de pneus, en signe de protestation contre une loi les obligeant ainsi que leurs clients à porter un casque. Les conducteurs pestaient contre les prix de ces couvre-chefs face à des vendeurs âpres au gain, et leurs passagers craignaient d'attraper des maladies ou qu'on ne leur jette un sort. En oubliant de dire que même à faible vitesse, les lois de la cinétique et les constations de la traumatologie, sont les mêmes pour tout le monde.
- « Un deux vaut un six, et beaucoup plus si vous vous faites coincer.
- Se perdre en conjectures sur la nouvelle Honda VFR. »
De la place du deux-roues au Mali.
- Par Benoît Rieu le 25 juin 2009
- Dans : Art moto | Voyages
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