Puis Vale seul concurrent sérieux de Nicky pour le titre, revenu de blessures depuis quelques grands prix (ça vous rappelle la saison actuelle ?), se met au tas, tout seul, à Valence, sur la revêche M1.
Une photo qui nous permet de resituer les choses.
Car L'Equipe prend moins de gants que moi, en titrant, vous l'avez peut-être lu, sur la "Faillite américaine" dans son édition dominicale, en page 15 (du journal, pas du mag) en prélude de Laguna Seca.
Je vais vous en présenter les causes selon le journal, d'une façon synthétique et rapide:
Le lissage du pilotage d'abord, auparavant les deux-roues étaient plus violents dans leur comportement et maîtriser la glisse de la moto était essentiel, les Américains comme les Australiens profitaient de leur culture du tout-terrain.
L'âge d'entrée dans la discipline s'est inversé entre l'Europe et les Etats-Unis, pour des raisons de limitations légales, si bien que les jeunes pousses américaines concourrent désormais en Angleterre et en Espagne.
Une fédération qui, selon Randy Mamola, ne fait plus aussi bien son travail de détection et de formation qu'avant. Sans parler des conséquences de la revente du championnat Superbike par l'AMA.
La perte d'un leader charismatique. Kenny Roberts Sr. faisait courir dans son team de nombreux pilotes US. Et au delà il était une figure de proue.
Le journal finit par une note d'optimisme, du style "on ne peut que remonter maintenant".
Personnellement, je partage cette analyse, mais certainement pas sa noirceur. De plus, je sens poindre de notre côté la volonté de mettre "la poussière sous le tapis":
On étudie le reflet de l'autre, peut-être pour ne pas voir le sien dans le miroir qu'on nous tend. Alors oui, comme le dit le journal "Maîtres de la 500cc jusqu'au début des années 90, les pilotes américains subissent désormais la domination des Européens". Certes. Mais ces Européens là ne sont définitivement pas français.

Ajoutez un commentaire
Merci de consulter notre charte de modération avant de poster votre commentaire.