TSS1100GP Kawasaki Triple
Trouvant la puissance de sa sportive limitée même en full-power, un nostalgique américain de la grande époque des moteurs 2 temps a fait appel au préparateur australien Two-Stroke Shop pour réaliser la moto de ses rêves: une hypersportive "verte" équipée d'un moteur 2T démoniaque...

Chopper1

En feuilletant mes deux tomes de «Art of the chopper» de Tom Zimberoff l’autre jour, l’évidence s’est rapidement imposée d’elle-même, que nous avons ici, réunis sur 300 pages de papiers glacés, l’apogée du style chopper, le haut de la vague en terme de style et d’extravagance, et qu’à partir de là, seul le déclin est possible.
Mais ces derniers feux brillent de tout l’éclat que la société américaine sait mettre dans ses entreprises les plus spectaculaires.

Arbitrairement et le plus subjectivement possible, j’ai choisi 3 artistes, artistes, car leurs réalisations dépassent le simple génie mécanique, artistes qui, chacun dans sa niche, nous offre la quintessence et l’aboutissement de leur style. Voici donc le futuriste, le minimaliste et le tenant de la vieille école.

Swordfish_iu1pu_58

On va me reprocher de faire mon râleur, de me la jouer motard aigri, au motif qu'un nouveau concept bike fait toujours plaisir à voir, même s'il reprend ENCORE une fois l'idée archi-rebattue des hubless wheels ou roue sans moyeu. D'autant que la ligne générale est incontestablement belle et évoque le poisson qui pourfend l'eau, animal dont elle se revendique. Un bon point pour elle, on ne retombe pas dans les travers de notre cher Icare qui n'avait de mythologique et d'aérien que le nom. Mais il y avait sans doute d'autre moyen de manier la roue directrice qu'avec cette fourche. Le train avant y aurait gagné en précision et rigidité (euphémisme). En réalisme, en somme... Au sujet de la fourche, merci d'avoir oublié les suspensions. Peut-être que le designer italien Alexander Kotlyarevsky a encore cédé aux sirènes de l'adage "form over function" mais cela ne semble pas gêner outre mesure nos voisins de Gizmodo, habitués aux gadgets de technophiles. Aaaaaaah "gadgets", tout s'explique ! Parce que crayonner une bécane au rayon de braquage d'un semi-remorque, en maniant un guidon pas vraiment "bracelet", si vous voyez ce que je veux dire, peut autoriser tous les fantasmes. Alors reste plus qu'à espérer, comme beaucoup de fantasmes, que celui-ci ne survive pas non plus au principe de réalité. Vu sa garde au sol d'aéroglisseur, c'est plutôt bien parti.

Cargoscooter5

Sikorsky_skycrane_carrying_house_bw

Un petit détour via le blog Yanko Design maintenant (qui nous avait donné l'improbable Nissan Mori), avec cette étude d'Elliot Ortiz qui sort un peu des sentiers battus. Même si les images sont et demeureront peut-être uniquement "de synthèse", ce projet flatte le côté pratique du scoot', loin des modèles surchargés en victuailles que l'on voit dans certains pays. Dénommé "Cargo" pour sa grande capacité de transport, c'est avant tout son cadre fermé qui lui confère ces avantages, à l'opposé de ses congénères dotés normalement de cadre ouvert. Et tant pis si les jambes ne pourront être protégées du froid à moyenne vitesse. Son apparence me fait l'effet d'un gigantesque batonnet glacé qu'on aurait évidé. Et les couleurs, soit pastel, soit acidulées, y sont sans doute pour beaucoup. Le Cargo est équipé de commandes électriques ce qui permet d'éviter les contraintes d'une direction mécanique et de proposer cette géométrie originale. Par contre pour ce qui est de la motorisation, Ortiz est plus terre-à-terre (et réaliste), puisqu'il en reste à l'essence avec un petit moteur dissimulé près du monobras. Je crois qu'il y a des fans d'aéronefs parmi vous, comme la présentation de la bécane B2 laisse à penser. J'en suis un également. Et l'appareil qui à mon avis s'en rapproche le plus, dans l'optimisation de la forme du véhicule pour le transport, n'est pas un deux-roues. C'est un aéronef à voilure tournante, le Skycrane du fabricant américain d'hélicoptères Sikorsky: Le cargo scooter ou l'application - presque - concrète de l'expression anglaise "Thinking out of the box". D'autres photos dans la suite.

Blackhawk882copie1

Sanstitre1

Moto fantasmée et moto libératrice. Une moto comme on en rêve (ou cauchemarde, c'est selon) et un deux-roues qui permet de s'affranchir de contraintes, en redonnant leur mobilité à ceux qui en sont le plus, par définition, privés : les handicapés moteur. Je suis donc tombé sur ce second concept-bike un peu par hasard, en suivant un lien de notre partenaire The Kneeslider qui référençait une moto du site francophone Nos-concepts: le projet Black Hawk. Superbe travail que ce soit sur les formes, originales, tout autant que les textures. "La vraie moto du Chevalier Noir (alias Batman), là voilà", me suis-je dit, et pas ce Batpod lourd et pataud, que la Warner nous a servi, plus proche de Caterpillar que de Harley. Sur la même page était présenté le concept-bike pour personne à mobilité réduite, selon le néologisme diplomatique. Ce projet part du principe que sur une bécane, les jambes ne servent qu'à s'équilibrer à basse vitesse, ou quand on béquillle-débéquille j'ajouterai, le but premier est alors de fournir un engin stable tout le temps. Même si on objectera que les jambes jouent un rôle essentiel lors des passages en courbe, l'idée est là. Un deux-roues sur lequel viendrait se fixer le fauteuil roulant électrique de la personne. Un fauteuil dont le siège, une fois arrimé, progresserait sur le corps de la moto, pour fournir à son pilote une assise confortable. Ajoutons que le motard est engoncé dans un gilet semi-rigide qui a pour but de limiter les escarres en répartissant le poids du pilote sur le deux-roues.

Largewarthog1

Tout ça pour un casque. C'est la première chose qui me vient à l'esprit quand je vois cette pauvre ZX-10 R de 2004, à la livrée aussi discrète que l'emballage d'une barre chocolatée, style Lion. Comme annoncé dans les commentaires de ce sujet, voici la Warthog Bike. Mais contrairement à notre bombardier furtif B2, ce n'est pas le constructeur de l'appareil d'attaque au sol, la terreur des blindés l'A 10 Thunderbolt (ou Warthog), qui a commandé cette... cette chôôôôse. Il s'agit principalement de promouvoir un intégral. Et comment le faire de façon bien tapageuse ? En incorporant une mitrailleuse dans la tête de fourche du'ne superbike, ou en créant des sorties d'échappement façon réacteur. Et en faisant "beaucoup de bruit autour". Au sens littéral de cette expression. Car l'agression n'est pas que visuelle, elle est aussi auditive, "grâce" aux enceintes intégrées au dosseret de selle. Résultat: j'ai deux images du casque, avec le même motif mais décliné dans deux couleurs; cependant je ne les mets pas en ligne. Je suis trop déçu par un tel gâchis. On n'est pas dupe. Tant pis. La promo vidéo n'est pas mal non plus... enfin bref, vous jugerez par vous-même.

B2bike

Pour commémorer les vingt ans de cette belle aile volante furtive, l'industriel Northrop Grumman, le fabriquant de l'oiseau, a commissionné Orange County Choppers et obtenu ce crime au bon goût, voici donc le B2 sur deux roues. Alors que la tête de fourche ressemble bien au cockpit du célèbre bombardier, son concepteur a inclu des parties en titane comme sur l'avion original. Allez, un petit florilège des commentaires en Anglais sur Gizmodo watch, là où nous sommes allés piocher ce sujet: "occ makes wedding cakes- same cake every time, different frosting. Innovation my ass." et "OMG what a colossal load. Typical OCC crap." Je crois que cela se passe de traduction. Sachez que cette beauté accompagnera les stands de l'armée de l'air américaine pour l'anniversaire du B2, bien que je ne sois pas du tout sûr que les p'tits gars de l'Air Force apprécient le cadeau. Quant à moi, je suis de ceux qui espérent secrètement qu'un jour les Californiens moustachus d'Orange County Choppers valseront de leur pied d'estal. En attendant il faut continuer à se les enquiller à la téloche. C'est en tout cas l'occasion de vérifier que, niveau performance, une moto est bien un avion sans ses ailes, cloué au sol qui plus est. 

Core1

Les deux événements du dernier Salon de la moto de New York furent le Honda Fury, sujet traité ici, et ce prototype par Victory, le Core.
Développé par Michael Song, le père du Vision, ce Victory Core semble en être l’antithèse. Autant le Vision en rajoute dans le superlatif, le Core joue la carte du minimalisme. Le cadre en aluminium coulé supporte le moteur de 1731 cm3 et contient dans son «noyau» de là venant le nom, le réservoir à essence de 12 litres, radiateur, batterie et tout l’électronique.
Et comme ce n’est qu’un prototype, on ne finasse pas sur certains détails comme l’absence d’une suspension arrière et un échappement demandant l’emploi de pantalons ignifuges. La selle en acajou est très jolie, on y a d’ailleurs intégré tous les DEL nécessaires pour signaler nos intentions, mais pas trop invitante question confort.

Moto9_2

Après les bécanes avec et sans gommards du dernier Star Trek, nous récidivons dans la même veine futuriste avec les réalisations numériques de Zamak. En plus d'insuffler la vie mécanique à des droïdes aux formes de bulbes sur pattes, Zamak leur attribue des véhicules très bien modélisés. Le premier avec ses optiques caractéristiques, tient tout autant du XB-12 de chez Buell (plus le Firebolt que le Ulysse), que de la grosse multiprise sur roues. Le second à des allures de beignet frit, de donut, ou de poisson lune, au côté duquel pose son étrange pilote, sorte de calmar géant à la combarde zippée. Des bécanes aux physiques singuliers qui ont de quoi inspirer la convalescente MZ, mais aussi BMW avec ses modérément réussis F 800 R et K 1200 R. Et quand l'on voit ses dessins de voiture (en fait des trikes inversés plutôt) avec leur énormes monofourches, on se dit que ce dessinateur en garde sous le pied, et pourrait nous réserver quelques concept-bike avec des monobras superbes. Un site sur lequel on reviendra certainement... à l'avenir. Au sens strict du terme ce coup-ci.

Neige

Avec la première neige sur Montréal dimanche, les -20 Celsius d’hier et la pluie d’aujourd’hui, l’hiver est bel et bien installé avec tous ses débordements.
Parlant de démesure, voici quelques motoneiges qui ne pêchent pas par excès de modestie, et qui tentent au passage de réinventer une formule qui semble bien ancrée dans ses certitudes depuis que J. Armand Bombardier en a eu l’idée à la fin des années 50.