L'annonce N° 2536793 du site helvétique Anibis, n'est pas passée inaperçue auprès du blog de langue anglaise Viserdown. Le septuple champion du monde de Formule 1, oui mieux que Vale dans la catégorie suprême (du moins avant la fin de cette année), se sépare de ses joujoux. Récemment reconverti dans la course moto, et conseiller pour la Scuderia Ferrari lors des Grand Prix, il met à la vente un Hypermotard avec seulement 31 kilomètres au compteur pour 17.000 Francs suisses, soit 11.206 de nos euros. Et une Desmosedici RR, la version route du bolide de course, que le pilote allemand a étrenné sur à peine 52 Km, au prix de 88.000 CHF ou 58.010 €. Mais le montant peut être discuté précise l'annonce. Notez que Michael Schumacher avait été particulièrement bien servi par la marque de Borgo Panigale en prenant possession de la Desmo N°8, sur 1500 exemplaires. Si vous le souhaitez vous pouvez en sus, louer sa demeure à Vufflens-le-Château pour 29.000 CHF soit 19.117 €... par mois.
Pour celles et ceux qui n'auraient pas entrevu lors d'un reportage télévisé, sa dispendieuse fête d'anniversaire lors du festival de Cannes, Christian Audigier (né Ginutti*) est un autodidacte, styliste et entrepreneur pour les marques Ed Hardy et Smet. L'homme a développé un sens aigu des affaires, lors de son travail pour Von Dutch**, qu'il a quitté il y a cinq ans. Une marque qui faisait distribuer des casquettes à l'entrée des boîtes branchouilles qui finirent par arriver sur les têtes de célébrités. Les photos dans la presse générant un buzz propice au commerce. Mais a t'il du goût ? Je sais que cette notion est éminemment subjective. Posons la question autrement. Respecte t'il l'esprit ducatiste ? Je n'en suis pas le gardien, mais il me semble évident que non.
La première est une édition limitée de la 848 où les 168 Kg 134 chevaux et 96 Nm se parent d'une robe étoilée et de motifs drapeau-à-damiers. Le tout est seulement vendu aux Etats-Unis pour 14.495 $, ça fait cher l'autographe du champion du monde 2006 sur le réservoir. Surtout que l'aîné de la fratrie Hayden ne brillle pas chez Ducati avec la GP9. La seconde est surtout un outil promotionnel, commandé par le sextuple champion d'AMA Superbike, Mat Mladin, pour sa nouvelle entreprise Bike Gear Warehouse et présenté conjointement avec Robert Fisher, le boss de Roaring Toyz, dont BGW commercialise les accessoires moto.
A l'exception de la 999 et de l'Hypermotard, je n'ai jamais été un grand fan du trait de Pierre Terblanche, du moins chez Ducati, et Dieu sait que pour de nombreuses raisons j'aime cette marque. Je n'ai donc pas versé de grosses larmes lorsqu'il a quitté en 2007 la firme de Borgo Panigale pour lancer son propre studio de design. Mais je ne l'ai jamais détesté non plus. Jamais au point de commettre ce custom bien moche, dans l'esprit Las Vegas avec ses dés sur les flancs. Ou plutôt Atlantic City vu le côté ringue du lot. Son préparateur dit ne pouvoir supporter de laisser quoi que ce soit "de série". Il indique qu'il voulait quelque chose de différent avec cette bécane, quelque chose qui je cite "ferait hurler les puristes de la marque". Pari réussi. Après cette profession de foi, commence alors le délicat travail d'enlaidissement. Il n'y a pas d'autre mot, à moins de devenir vulgaire.
Un artiste New-Yorkais fan de moto, Aaron Young, recouvre de larges panneaux de bois de différentes couches de peinture de couleurs différentes puis invite des motos à y laisser leurs empreintes...
Historiquement parlant, lorsqu’il est question de beauté, l’Italie rafle la couronne. La renaissance italienne y est pour beaucoup, et des villes uniques comme Venise et Florence ne font que renforcer cette impression.
Mais il y a une vraie beauté, une beauté italienne qui fait l’unanimité, et ce n’est pas qu’une impression, c’est la Ducati D16RR, ou plus poétiquement dit, la Desmosedici RR.
Avec le petit blitz électrique de la semaine dernière, où le seul bruit audible généré par les machines était celui provenant du travail des suspensions, un clac, clac pas vraiment agréable à l’oreille, un petit retour à la tradition s’impose.
J’ai donc laissé vagabonder mes souvenirs pour retrouver le son que l’on aime tant, celui de ces moteurs à explosion mis en musique par l’échappement.
Le bruit de l’un est musique pour l’autre, parlez-en aux fans de Metallica, mais le son d’une moto est aussi sa personnalité, qu’elle soit deux temps, quatre temps, V-Twin ou 4 en lignes.
J’en suis donc arrivé à un Top 3, avec en tête une anglaise, suivi d’une américaine, non, pas celle que vous croyez, et une italienne.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point, voilà bien un populaire adage que le pilote Yamaha Ben Spies devra méditer, car son inconsistance en ce début de saison lui coûte déjà un retard de 40 points sur son principal adversaire à la course au titre, Noriyuki Haga. Avec 3 victoires chacun, les deux plus sérieux prétendants au titre 2009 se démarquent dans la consistance de l'un par rapport à l'autre. Les deuxièmes places à répétition du pilote Ducati lui assurent déjà un petit coussin que son expérience doit rendre encore plus confortable.
Copier, coller, la Génération Y et Ben Spies en particulier semble avoir si bien assimilé cette métaphore du monde informatique qui est le leur, qu'ils ne peuvent s'empêcher de l'appliquer à tout ce qu'ils entreprennent. Mieux vaut se faire à cette idée, car à moins d'un bogue interplanétaire, on ne voit pas qui pourrait empêcher le Texan de répéter cette nouvelle routine de maître ès Superpole.
J'avais prévu de vous faire un petit speech sur la symbolique de la couleur rouge dans les sports méca, mais aussi en Asie (sensée porter chance, bonheur, ou je ne sais quoi en Chine). Mais j'ai rapidement abandonné l'exercice. Car plus que la rencontre entre une latine et une asiatique, c'est surtout un métissage entre une latine et une scandinave que nous avons devant nous, même si cela ne saute pas aux yeux. La partie cycle de cette Hypersport fait en effet la... part belle aux suédois d'Öhlins, dans la fourche, mais aussi l'amortisseur de direction, ainsi qu'à l'arrière entre cadre et monobras. Une 1098 S qui voit sa puissance conservée par rapport à la version de base, toujours 160 chevaux. Le tout est mis en scène et en image par Darren Chang et a été repéré sur le Motoblog italien. Les seuls éléments de couleur rouge que je retirerais volontiers de cette photo, en plus du bustier carmin de la demoiselle évidemment, ce sont les liserés de jante. Pour la jolie asiatique sur la selle, je vous laisse juge. En tout cas voilà un peu de changement dans l'accorte escorte ducatiste après nos pulpeuses amies anglaises.



