Né dans les années 60, en 1964 plus exactement avec la Z 50 M, la Monkey ou Gorilla désigne en fait une lignée de minimotos dotées d'un mono de 50cc (voire plus sur certains modèles), quatre temps, 3 vitesses (boîte manuelle ou semi-automatique). Une lignée officiellement baptisée "série Z", dont le sobriquet simiesque tient à l'attitude qu'adopte son pilote sur la pocket bike, genoux très écartés et relevés. Un pilote adulte, s'entend. Car la Monkey est à l'origine un deux-roues destiné à divertir les enfants japonais dans les parcs d'attraction. Des replica chinoises ont également vu le jour, mais je n'ai aucune envie de leur faire incidemment de la pub en citant leur fabricant. Et de toute façon le sujet concerne l'évolution du modèle original. Une évolution logique, le carburateur étant remplacé par une injection élctronique PGM-FI, qui permet une augmentation des performances de 10 % selon Autobloggreen, ce qui est bien maigre: 3,4 hp (horse power, ou chevaux), et une conso de 252 mpg, miles per gallon*, pour une Monkey lancée à 47 km/h. On n'est pas dupe de ce que Honda nous présente comme des améliorations librement consenties.
Selon une dépêche AFP datée d'hier après-midi, la Fédération française des Motards en Colère considère que le Parlement aurait pu "mieux faire" concernant l'adoption de la loi renforçant la législation sur la vente et l'utilisation des mini-motos (en fait la catégorie, comme on l'avait déjà noté, est vaste et englobe les pocket bikes, les dirt bikes comme sur cette photo, les pit bikes, les mini quads...). La FFMC reproche - ce que nous n'avions pas relevé lors de notre précédent commentaire plutôt bienveillant - le fait que l'utilisation de ces deux-roues devienne interdite sur un terrain privé, au mépris des libertés individuelles.
Soyons honnêtes. Malgré la façon expéditive dont a été amorcé et conduit le débat en pleine période électorale. Malgré la pression de politiciens qui ne touchent pas une bille en moto, et qui confondraient un side-car avec un semi-remorque. Malgré la stigmatisation liminaire* dont ont été encore et encore victimes les proprios de deux-roues, fussent ils - comme ici - des véhicules ridicules et des moyens de déplacement parfois impraticables. Malgré tout cela donc, ce n'est pas un mauvais texte législatif dont a accouché le Parlement.
Une dépêche AFP nous apprend que de nombreux maires ont réclamé une adoption rapide du projet de loi adopté en première lecture par l'Assemblée nationale le 5 février dernier, et par le Sénat il y a une semaine. Au vu des deux récents accidents mortels avec ces deux-roues, Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'industrie et de la consommation, a assuré à l'Assemblée que le gouvernement allait accélérer l'adoption du projet de loi limitant la vente et l'usage des pocket bikes.
Après de graves accidents, les USA obligent d'apposer cet avertissement sur les quads (appelés chez eux ATV pour All Terrain Vehicle), interdisant leur conduite au moins de 16 ans. Ce cliché fait partie des photos que l'on stocke compulsivement sur son disque dur. Cependant l'examen de la loi prévoyant d'interdire la vente de mini-motos* (comprenant pit bikes, dirt bikes et pocket bikes) aux mineurs et de prohiber leur utilisation en dessous de 14 ans, m'amène à la ressortir du tiroir.
Une proposition* de loi visant à mieux encadrer la vente et l'usage des mini motos sera déposée dans le courant de la journée. Mais c'est un point de vue différent de ce que proposent les sites motos que nous invitent à explorer deux dépêches de l'AFP et Reuters datées de ce week-end. Une perspective qui, avec le dialogue de sourds FFMC/député Mariani (photo) sur le contrôle technique, en dit long sur la déconnexion entre politiques et motards**, et ceci dans un marché des deux-roues en hausse.
La direction générale des Douanes a annoncé que près de 300 pocket bikes importées de Chine, ont été détruites mercredi dernier à St-Etienne. Contrairement à ce que l'on croit, le récent événement de Villiers-le-Bel (deux gamins sur une mini-moto volée décèdent suite à une collision avec une voiture de police) n'a pas été le facteur déclenchant. La Commission Européenne demande en effet aux Etats membres de renforcer leurs contrôles sur ces deux-roues depuis l'été 2006.
Pour ceux qui se lamentent déjà de ne jamais pouvoir, ne serait-ce qu'approcher, la future Desmo RR, voici de quoi se consoler de sa frustration.
L'Italien POLINI a sorti ce pocket-bike à la finition exemplaire, animé par un petit 2 temps de 39,69 cm3 développant 6,2 ch.
Une autre réplique de la DUCATI MotoGP. Au prix de 1 495 euros, hors taxes.
Il faut toujours se méfier d'un plus petit que soi. Cette sympathique rencontre sur un tourniquet torturé entre un pocket-bike et un SM tend à démontrer que ces petits engins peuvent s'avérer particulièrement diabolique.
Bien sûr, le tracé se prête bien à la plus teigneuse des machines, mais on ne peut que s'incliner respectueusement devant les capcités d'accélération et d'adhérence de la méchante puce.
Un moment de détente, d'autant plus qu'il y a une star en selle; Yoann TIBERIO, récent vainqueur mondial SuperSport à MONZA, au guidon du SM.
De l'autre côté des ALPES, on a fait une belle découverte dans des containers de Gênes.
Treize d'entre eux renfermaient ainsi pas moins de 4 463 mini-motos contrefaites en provenance de CHINE. Sans compter toute la déco à coller sur ces engins au coût de fabrication défiant toute concurrence mais à la sécurité de conception extrêmement aléatoire.
les avocats des quatre sociètés qui s'occupaient de leur écoulement , d'origine hollandaise, allemande et, pour deux de celle-ci, italienne, sise à Vérone, ont été invités à théoriser sur les concepts de contrefaçon, recel et contrebande...










