1200 CC pour quoi faire ? Mais pour le plaisir évidemment
À l’occasion des 30 ans de la Speed Triple, Triumph a relancé la légende avec une version 2025 aiguisée comme jamais. Plus légère, plus puissante, plus intelligente, je suis tombé un peu par hasard (OK ! je voulais aller à sa rencontre !) sur ce roadster qui transforme chaque virage en un moment épique.
Speed Triple 1200 RS 2025 Le concentré d’adrénaline triple distillée à l’état pur
Elle est née en 1994 avec le goût du bitume brûlé et l’arrogance d’un boxer britannique. Trois décennies plus tard, la Speed Triple 1200 RS revient avec un moteur survolté, une électronique de pointe et un châssis qui, comme à l’origine sent la gomme chaude. Un roadster ? Non, une machine à piloter, à apprivoiser, à dompter. Voici pourquoi cette Triumph n’a jamais aussi bien porté son nom.
Un trois-cylindres qui cogne fort
Sous le réservoir, un monstre : 1 160 cm³ alignés sur trois cylindres, refroidis par eau, avec un double arbre à cames en tête et 12 soupapes. Le résultat est disproportionné, et ça me plait ! 183 chevaux à 10 750 tr/min et 128 Nm de couple dès 8 750 tr/min. Oui, c’est 3 chevaux et 3 Nm de plus que la version précédente, mais surtout c’est plus bas dans les tours. Ça arrache, ça pousse, ça hurle. Et grâce à une nouvelle stratégie d’équilibrage du vilebrequin, le tout reste étonnamment raffiné, même quand la zone rouge approche.
Une sonorité à réveiller les hydres voraces (attention !)
La ligne d’échappement 3-en-1 en acier inoxydable alimente un silencieux latéral secondaire compact, allégé, tout en centralisant les masses. Mais pour les puristes, l’option Akrapovič en titane avec embout carbone fera frissonner vos voisins dès le ralenti. Cette Triumph ne chante pas, elle gueule. Et chaque montée en régime déclenche une montée d’adrénaline. À l’ancienne, mais avec la précision moderne. L’arrivée des radars Hydres modifiera peut-être la sonorité à la sortie de la concession, quoiqu’on s’arrange parfois 😉
Une partie-cycle de chirurgien
Doté d’un cadre aluminium à double poutre avec une boucle arrière boulonnée, d’un bras oscillant monobras pour soigner la ligne, et d’une suspension électronique Öhlins SmartEC3 dernière génération, le Speed Triple 1200 RS 2025 conjugue rigidité, légèreté et adaptabilité pour offrir une tenue de route d’une précision chirurgicale. Le tout se règle au millimètre avec l’interface OBTi. Compression, détente, soutien au freinage, à l’accélération, en virage ou en croisière, chaque paramètre peut être ajusté indépendamment.
Légère comme une supersport
Malgré son arsenal technologique, la Speed Triple 1200 RS ne dépasse pas les 199 kg tous pleins faits. Merci à la batterie lithium-ion, plus légère, et aux nouvelles jantes en aluminium qui réduisent les forces gyroscopiques. La moto devient vive à la mise sur l’angle, sans perdre en stabilité. Ajoutez à ça un empattement contenu de 1 445 mm, une chasse de 23,9° et une hauteur de selle de 830 mm : vous avez un scalpel taillé pour découper l’asphalte.
Le freinage des grands jours
Pour la partie freinage, Triumph a monté du Brembo Stylema avec des disques flottants de 320 mm à l’avant, pinces monoblocs, et un maître-cylindre radial MCS pour ajuster course et force. À l’arrière, un disque de 220 mm suffit largement avec un étrier double piston. Et bien sûr, l’ABS est optimisé en courbe. La bonne surprise se trouve en mode track, qui autorise même du glissement pour les plus téméraires qui veulent flirter avec les limites en toute sécurité.
Une électronique taillée pour l’attaque
La Speed Triple 1200 RS version 2025 embarque cinq modes de conduite (Rain, Road, Sport, Track, Rider) et un arsenal électronique digne du Moto2™ : contrôle de traction en courbe, shifter up & down Triumph Shift Assist, contrôle du frein moteur, et un nouveau système de contrôle du cabrage avant, ajustable sur quatre niveaux. Le fameux mode Track active le Brake Slide Control et autorise des entrées en glisse sur circuit.
Une ergonomie pensée pour le pilote
Avec son guidon plus large et légèrement relevé, la position de conduite reste sportive sans être extrême, et ça n’a pas de prix sur les trajets longs. Le profil de selle étroit facilite l’appui au sol, et la lisibilité de l’écran TFT 5 pouces permet de garder un œil sur l’essentiel, même lorsqu’on ouvre les gaz. Navigation, musique, appels : tout est connecté grâce au système My Triumph. Et pour les trajets plus longs, le régulateur de vitesse apporte un peu de confort mérité ! En revanche, avec seulement 15,5L de réservoir il faudra prévoir quelques pauses lors des périples des plus de 300 bornes !
Un look qui transpire la performance
Visuellement, la Speed Triple 1200 RS reste fidèle à son ADN : double optique avant, boucle arrière minimaliste, coque de selle affûtée et bras oscillant unique. Le cadre et les nouveaux tés de fourche adoptent une finition noire sobre, en contraste avec les fourches dorées Öhlins. Les pneus Pirelli Diablo Supercorsa SP V3 en 120/70 ZR17 à l’avant et 190/55 ZR17 à l’arrière terminent de donner à la moto un look de machine échappée du circuit.
À partir de ce mois-ci, la nouvelle Speed Triple 1200 RS sera disponible à partir de 20 295 € TTC. Trois livrées sont proposées : Jet Black, Granite/Diablo Red, et Granite/Performance Yellow. Mais attention, une fois au guidon, ce n’est pas la couleur que vous regarderez. Ce sera la prochaine corde à aller chercher. Alors, prêt à rouvrir les gaz comme en 94 ?

Bonjour superbe machine. Est t il possible de rabaisser cette moto.et de combien. ✌🏍
C est complètement débile quelle machine
J.’ai celle de 96 comme neuve et je la prend en2026 ensuite ce sera en 2056. J’ espère…
Vraiment un bel article, très plaisant à lire avec un bon esprit, super merci 👍.
Pas de doute là -dessus ! La MT 9, mais, pardonnez pléonasme, en »plus » mieux ! 👍
Pas de doute là -dessus ! La MT 9, mais, pardonnez pléonasme, en »plus » mieux ! 👍
Très belle moto le top au niveau finissions hâte de l’essayer.
LA 900 ME SUFFIRAIT, LES KÉKÉS QUI SE PRENNENT POUR DES. CHAMPIONS, C’EST PAS MON KIF…
Beauf
J’ai déjà le modèle 2021, j’ai essayé la 2025 et vraiment c’est encore un ton au dessus avec une électronique plus poussé et des suspensions piloté.
Un avion de chasse.
C’est bien tout ça mais pour quoi faire avec la répression actuelle, il n’y a pas un jour où je vois dans les infos des bécanes sur un camion plateau alors pour garder le permis c’est pas top. La France a changé et les sportives c’est fini.
Ce matin encore, j’ouvre mes actus et je fais le même constat que toi …
complètement , rien que la street pête les chronos alors un 1200 …