Ce nouveau radar Hydre : une menace pour les motards bruyants à partir du printemps 2025
Les autorités françaises intensifient leur lutte contre les nuisances sonores en introduisant le radar sonore Hydre, un dispositif conçu pour détecter et sanctionner les véhicules excessivement bruyants. Développé par Bruitparif, ce système est actuellement en phase d’expérimentation et pourrait avoir des implications significatives pour les motards
Fonctionnement du radar Hydre
Le radar Hydre est équipé de deux modules acoustiques, chacun doté de quatre microphones, capables de mesurer le niveau sonore et de déterminer la direction de la source du bruit. Ces capteurs peuvent détecter les véhicules émettant un bruit excessif dans un rayon d’environ 15 mètres, même dans des conditions de trafic dense. Lorsqu’un véhicule dépasse le seuil sonore prédéfini, le système capture automatiquement des images du véhicule et de sa plaque d’immatriculation, facilitant ainsi l’identification du contrevenant
Phases d’expérimentation et sanctions prévues
L’expérimentation du radar Hydre se déroule en deux phases. La première, menée entre janvier et octobre 2022, consistait en des tests sans verbalisation. La seconde phase, prévue pour débuter au printemps 2025, inclura la constatation des infractions et la verbalisation des contrevenants. Les véhicules dépassant le seuil sonore fixé s’exposeront à une contravention de 4ᵉ classe, soit une amende forfaitaire de 135 euros, minorée à 90 euros en cas de paiement rapide
Implications pour les motards
Les motards sont particulièrement concernés par ce dispositif, notamment ceux dont les motos sont équipées de pots d’échappement modifiés ou non conformes. Lors de la première phase d’expérimentation, le radar Hydre a détecté entre 10 et 44 véhicules par jour dépassant le seuil de 83 dB(A). Il est à noter que les motos et scooters étaient fréquemment identifiés parmi les véhicules les plus bruyants.
Perspectives et déploiement futur
Si l’expérimentation s’avère concluante, le radar Hydre pourrait être déployé plus largement en France. Des tests ont également été menés dans d’autres villes européennes, telles que Berlin, Genève, Bruxelles et Barcelone, témoignant de l’intérêt croissant pour ce type de dispositif. Les autorités espèrent ainsi réduire significativement les nuisances sonores liées au trafic routier.
Les motards doivent donc être conscients de ces évolutions réglementaires et veiller à ce que leurs véhicules respectent les normes sonores en vigueur. Le non-respect de ces normes pourrait entraîner des sanctions financières et contribuer à une image négative de la communauté motocycliste auprès du grand public.
