Ce pays en a tellement assez des vélos et trottinettes électriques illégales qu’il les envoie désormais directement à la broyeuse
La multiplication des vélos et trottinettes électriques puissants suscite de vives réactions en Australie-Occidentale, où les autorités ont récemment pris des mesures inédites face à l’essor de comportements jugés dangereux.
Entre vidéos virales sur les réseaux sociaux et inquiétudes croissantes autour de la sécurité, la question de l’encadrement de ces nouveaux modes de déplacement s’impose.
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L’équilibre entre innovation, liberté de circuler et protection du public devient un enjeu central, alors que la législation peine à suivre le rythme de cette révolution de la mobilité urbaine.
Contexte et origines de la répression des véhicules électriques en Australie-Occidentale
Face à la multiplication d’incidents impliquant des vélos et trottinettes électriques puissants, les autorités d’Australie-Occidentale ont durci leur position.
Loin de s’opposer à la mobilité électrique, cette répression vise avant tout à répondre à des usages dangereux, souvent le fait de mineurs circulant sans casque ni assurance sur des engins non homologués, parfois capables d’atteindre 80 km/h.
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Les failles juridiques, notamment l’absence de cadre clair pour ces véhicules hybrides, ont favorisé leur prolifération.
En l’absence d’homologation et face à des comportements à risque, la police a opté pour la saisie et la destruction des engins illégaux, marquant ainsi une volonté de restaurer la sécurité sur la voie publique.
Comportements à risque et répression policière
Les autorités constatent une multiplication d’incivilités chez les jeunes de 11 à 16 ans utilisant des engins électriques non conformes : vitesse excessive, absence de casque, infractions routières et mises en scène dangereuses sur les réseaux sociaux.
Bien qu’aucun blessé grave n’ait été déploré, la mise en danger d’autrui a poussé la police d’Australie-Occidentale à adopter une politique de « tolérance zéro ».
Cette réponse s’est traduite par la saisie et la destruction de plus de 30 engins, l’inculpation de nombreux mineurs et adultes, ainsi qu’une campagne de communication choc visant à alerter sur la gravité de ces comportements pour la collectivité.
Responsabilité parentale et évolution du cadre législatif
Face à l’essor de la micromobilité, l’enjeu est désormais de trouver un équilibre entre innovation et sécurité publique.
Des pays comme l’Australie et l’Espagne durcissent leur réglementation, prévoyant notamment l’interdiction de ces véhicules avant 16 ans pour contrer la banalisation des risques amplifiée par internet.
Cette stratégie repose également sur une collaboration étroite avec les écoles afin de mieux informer les familles, dont la responsabilité est souvent engagée par méconnaissance de la loi.
Un encadrement législatif international, clair et réactif, devient indispensable pour réguler durablement ces nouvelles pratiques de transport.


