Cette moto Wankel de 1 000 cc n’a été produite qu’à 38 exemplaires : une Van Veen OCR1000 en état d’origine part à Las Vegas et pourrait dépasser les 100 000 €
Icône méconnue de l’histoire motocycliste, la Van Veen OCR1000 fascine par son design audacieux et sa technologie avant-gardiste.
Véritable ovni mécanique, cette moto néerlandaise intrigue autant par sa rareté que par les innovations qu’elle embarque, fruit d’une ambition sans limite à la fin des années 1970.
Son allure singulière, ses lignes puissantes et son moteur atypique en font un objet de convoitise pour les collectionneurs et passionnés d’ingénierie.
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À l’aube d’une nouvelle mise aux enchères très attendue, la légende de la Van Veen OCR1000 s’apprête à écrire un nouveau chapitre.
Origines et conception de la Van Veen OCR1000
Au cœur des années 1970, alors que les constructeurs japonais dominaient le marché des superbikes, l’entrepreneur néerlandais Henk van Veen ambitionne de hisser les Pays-Bas au rang d’innovateur mondial.
Importateur reconnu de Kreidler, il lance le projet Van Veen OCR1000, misant sur une technologie révolutionnaire : le moteur rotatif Wankel birotor de Comotor, issu d’une collaboration entre Citroën et NSU.
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Dès les premiers prototypes, Van Veen vise l’excellence technique et la singularité, avec un châssis robuste et une transmission signée Porsche.
Présentée officiellement au Salon de Cologne en 1974, l’OCR1000 incarne l’audace européenne face à la suprématie asiatique, mais son développement sera freiné par la complexité technique et les coûts élevés.
Caractéristiques techniques et innovations majeures
La Van Veen OCR1000 se distingue par son moteur Wankel birotor de 996 cm³, refroidi par eau, développant 100 ch à 6 500 tr/min, couplé à une boîte à quatre rapports conçue par Porsche et une transmission finale par arbre.
Son châssis tubulaire, équipé d’une fourche télescopique de 42 mm et d’amortisseurs Koni réglables, assure stabilité et confort, tandis que le freinage est confié à des disques Brembo à l’avant et à l’arrière.
L’esthétique, marquée par une livrée bicolore verte et noire, des jantes alliage et une instrumentation spécifique, souligne son exclusivité.
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À l’époque, l’intégration d’un moteur automobile rotatif et d’une transmission Porsche sur une moto de série constituait une prouesse inédite, positionnant l’OCR1000 à la pointe de l’innovation motocycliste.
Production confidentielle, rareté extrême et histoire de l’exemplaire aux enchères
Limitée à seulement 38 unités entre 1977 et 1979, la Van Veen OCR1000 est devenue l’une des motos de route les plus rares au monde.
Sa production fut entravée par la complexité du moteur Wankel, les coûts prohibitifs (près de 15 000 $ à l’époque, soit trois fois le prix d’une superbike japonaise) et la faillite de Comotor, son fournisseur de moteurs.
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L’exemplaire de 1978 proposé par Mecum Auctions, affichant 8 853 kilomètres d’origine, n’a jamais été restauré et se présente dans un état remarquablement préservé.

Anciennement propriété de la collection Rotary Recycle de Sam Costanzo, il est accompagné d’accessoires d’époque, dont une veste Forbes, renforçant son attrait auprès des collectionneurs avertis.
Place dans l’histoire et valeur pour les collectionneurs
Véritable icône parmi les motos à moteur rotatif, la Van Veen OCR1000 occupe une place à part dans l’histoire motocycliste.
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Sa rareté extrême, son audace technique et son statut de « superbike » d’exception en font aujourd’hui une pièce de collection convoitée, prisée pour son originalité et son exclusivité.
Les enchères récentes témoignent de cet engouement : un exemplaire s’est vendu à plus de 100 000 € en 2025, et le modèle proposé à Las Vegas pourrait battre ce record.
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Symbole d’innovation et de prise de risque, l’OCR1000 fascine par son héritage unique, incarnant la volonté de repousser les limites technologiques à une époque où l’industrie moto se cherchait de nouveaux horizons.
Fiche technique de la Van Veen OCR1000
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Moteur | Rotatif Wankel birotor, 996 cm³, refroidi par eau |
| Puissance | 100 ch à 6 500 tr/min |
| Boîte de vitesses | 4 rapports, transmission finale par arbre (Porsche) |
| Châssis | Tubulaire, robuste, conçu pour supporter le moteur rotatif |
| Suspension avant | Fourche télescopique 42 mm |
| Suspension arrière | Amortisseurs Koni réglables |
| Freinage | Disques Brembo à l’avant et à l’arrière |
| Jantes | Alliage, livrée bicolore verte et noire |
| Production | 38 exemplaires (1977–1979) |
| Kilométrage de l’exemplaire aux enchères | 8 853 km |
| Prix d’origine | 15 000 $ (~3x le prix d’une superbike japonaise à l’époque) |




















