La loi mobilité met la pression, et la SNCF répond avec un chantier XXL : 5 000 bornes déployées avec Virta et Eiffage pour respecter les quotas de bornes et de véhicules propres imposés aux grandes entreprises
La mobilité électrique franchit un nouveau cap en France avec l’essor des infrastructures de recharge dédiées aux entreprises.
Un projet d’envergure, porté par des acteurs majeurs de l’énergie et de la technologie, transforme progressivement les sites stratégiques d’un grand groupe national.
Cette initiative, qui s’inscrit dans une dynamique de transition énergétique et d’innovation, répond aux nouvelles exigences réglementaires tout en offrant des solutions concrètes pour la gestion de flotte et la mobilité des collaborateurs.
Focus sur une transformation qui façonne l’avenir de la mobilité durable et accélère l’électrification des usages professionnels.
Loi d’Orientation des Mobilités : de nouvelles obligations pour les entreprises
Adoptée en 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) impose aux entreprises françaises de s’engager activement dans la transition vers la mobilité électrique.
Dès janvier 2025, les sociétés disposant de plus de 20 places de stationnement devaient équiper au moins 5 % de leurs parkings de bornes de recharge pour véhicules électriques.
Par ailleurs, les entreprises possédant une flotte de plus de 100 véhicules devront convertir 50 % de celle-ci à des modèles à faibles émissions d’ici 2030.
Ces mesures ambitieuses visent à soutenir l’objectif national de 400 000 points de recharge installés à l’horizon 2030.
Pour des groupes majeurs comme la SNCF, anticiper ces obligations est essentiel afin d’assurer une transition efficace et exemplaire.
Un partenariat stratégique pour l’électrification de la flotte SNCF
Pour répondre à ces enjeux, la SNCF s’est associée à Eiffage Énergie Systèmes et Virta dans le cadre d’un accord de coopération d’envergure nationale.
Eiffage Énergie Systèmes assure la conception, l’installation et la maintenance des 5 000 bornes de recharge prévues sur quatre ans, tandis que Virta supervise l’exploitation et la gestion intelligente du réseau pour une durée minimale de six ans.
SNCF Immobilier pilote le projet et coordonne les besoins des différents sites.
Cette répartition claire des responsabilités, alliée à l’expertise technique des partenaires, garantit la fiabilité et la pérennité du dispositif, condition essentielle pour réussir la transition énergétique de la flotte ferroviaire.
Déploiement et fonctionnement de l’infrastructure de recharge
Le déploiement des bornes de recharge sur les sites SNCF progresse à un rythme soutenu : 105 bornes sont déjà opérationnelles et 34 supplémentaires en cours d’installation, principalement des modèles Alfen Double adaptés aux besoins des véhicules de service.
L’intégration des infrastructures existantes, comme les stations Schneider de Saint-Denis, permet d’optimiser le maillage du réseau.
Grâce à la solution Virta Fleet, la gestion centralisée de la flotte facilite la recharge gratuite pour les conducteurs de véhicules professionnels, tandis que certains sites offrent aux employés la possibilité de recharger leur véhicule personnel à tarif préférentiel.
L’accès se fait via une application mobile ou un badge dédié, garantissant simplicité d’utilisation et suivi en temps réel de la consommation.
Impacts et perspectives pour la transition énergétique de la SNCF
L’installation de 5 000 bornes de recharge marque une étape clé dans la décarbonation de la flotte SNCF, contribuant à la réduction des émissions de CO₂ et à la modernisation du parc automobile.
Ce projet permet à l’entreprise de se conformer aux exigences de la loi LOM, tout en offrant à ses collaborateurs des solutions de mobilité plus propres et accessibles.
En facilitant l’adoption des véhicules électriques, la SNCF encourage une mobilité durable à l’échelle nationale et positionne le rail comme moteur de la transition énergétique.
À moyen et long terme, l’initiative pourrait servir de modèle pour d’autres grands groupes, tout en ouvrant la voie à de nouveaux services connectés et à l’intégration des technologies smart grid.



