La police l’a arrêté parce qu’il roulait sans casque. Il avait une si grosse tête qu’il a dû aller dans un magasin pour prouver qu’aucun casque ne lui allait
À Bodeli, petite ville du Gujarat en Inde, une histoire insolite attire l’attention des médias et des réseaux sociaux.
Un vendeur de fruits se retrouve confronté à une situation pour le moins inhabituelle lors de ses trajets à moto.
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Son cas met en lumière les limites des règles de sécurité routière lorsqu’elles se heurtent à des réalités physiques exceptionnelles.
Entre incompréhension, humour et questionnements sur l’adaptation des lois, ce récit soulève un débat sur la capacité des réglementations à prendre en compte les particularités de chacun, tout en rappelant l’importance de la sécurité sur les routes indiennes.
Le contexte législatif et local autour du port du casque à Bodeli
En Inde, la législation sur le port du casque à moto s’est récemment durcie avec la réforme de la loi sur les véhicules à moteur, prévoyant une amende nationale pouvant atteindre 1 000 roupies et une suspension temporaire du permis.
Toutefois, chaque État conserve la liberté d’adapter ces mesures. Au Gujarat, et plus précisément à Bodeli, les autorités ont choisi d’alléger les sanctions, réduisant l’amende à 500 roupies.
Cette flexibilité locale s’illustre dans des cas particuliers, comme celui de Zakir Mamon, un habitant de Bodeli, qui ne trouve aucun casque adapté à sa morphologie.

Face à cette situation inédite, la police locale a fait preuve de compréhension, illustrant l’écart entre la loi et la réalité du terrain.
Le parcours singulier de Zakir Mamon, vendeur de fruits confronté à la loi
Zakir Mamon, commerçant de fruits à Bodeli, se distingue par un problème rare : sa tête, d’une taille exceptionnelle, rend impossible le port d’un casque standard.
Malgré de multiples tentatives dans tous les magasins de la ville, il n’a jamais trouvé de modèle adapté.
Régulièrement contrôlé par la police, Zakir présente systématiquement tous ses papiers en règle et explique sa situation, ce qui lui vaut la compréhension des agents, qui renoncent à le sanctionner.
Sa famille, bien que fière de son respect des lois, s’inquiète pour sa sécurité et redoute d’éventuelles amendes.
Ce cas met en lumière les limites des réglementations face à des situations atypiques, interrogeant sur la nécessité de solutions sur mesure.
Sécurité routière et inclusion : le défi des équipements sur mesure
À Bodeli, l’impossibilité pour Zakir Mamon de trouver un casque à sa taille a conduit la police à renoncer à toute contravention, une décision médiatisée qui divise l’opinion entre salutation de la bienveillance policière et inquiétudes pour la sécurité.
Ce cas exceptionnel révèle les limites des normes universelles face aux morphologies variées et souligne l’urgence d’une réglementation plus inclusive.
Si la fabrication de casques sur mesure est une solution privilégiée, elle se heurte à des obstacles de coût et d’homologation ; dès lors, une intervention des autorités (par des subventions ou des adaptations législatives) devient nécessaire pour garantir une protection réelle et équitable à tous les usagers, sans exception.
