MotoGP n’a plus couru en ville depuis 51 ans : Ezpeleta lâche une bombe à Vegas et évoque un retour des circuits urbains mais à une seule condition !
Le MotoGP s’apprête à vivre une nouvelle ère, portée par des ambitions inédites et l’arrivée d’un acteur majeur du sport automobile.
Entre rumeurs de changements spectaculaires et volonté d’innover, le championnat de vitesse moto pourrait bien surprendre les passionnés dans les prochaines saisons.
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L’idée d’un retour sur des circuits urbains, absente depuis plusieurs décennies, alimente les discussions et suscite la curiosité.
Sécurité, spectacle et modernité s’invitent au cœur des réflexions, laissant entrevoir des évolutions majeures pour l’un des sports mécaniques les plus suivis au monde.
L’influence de Liberty Media sur l’évolution du MotoGP
L’arrivée de Liberty Media à la tête du MotoGP marque un tournant stratégique pour le championnat.
Après avoir révolutionné la Formule 1 en multipliant les circuits urbains et en dynamisant le spectacle, le groupe américain entend insuffler une nouvelle vision à la moto.
Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna, n’exclut plus l’organisation de Grands Prix sur des tracés urbains, à condition que la sécurité soit garantie.

Cette orientation, inspirée du succès de la F1 à Las Vegas ou Singapour, pourrait transformer le format des courses et attirer un public plus large.
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Si des circuits comme Mandalika ou Albert Park sont évoqués, l’enjeu principal reste l’adaptation des infrastructures pour préserver l’intégrité des pilotes.
Historique et perspectives du retour des circuits urbains en MotoGP
Jusqu’en 1974, le MotoGP (alors Championnat du Monde de vitesse) disputait régulièrement des épreuves sur des circuits urbains, à l’image de Montjuïc à Barcelone.
Leur disparition s’explique par des normes de sécurité insuffisantes et une succession d’accidents dramatiques, poussant la discipline à privilégier les tracés permanents dotés de larges zones de dégagement.
Aujourd’hui, l’intérêt pour un retour s’appuie sur l’attrait médiatique et économique des villes hôtes, la volonté de rapprocher le spectacle des fans et la dynamique impulsée par Liberty Media.
Toutefois, la faisabilité dépendra de l’adaptation des infrastructures urbaines aux exigences de sécurité modernes, condition sine qua non pour séduire pilotes, sponsors et diffuseurs.
La sécurité, condition sine qua non pour les circuits urbains
La sécurité demeure l’obstacle majeur au retour du MotoGP sur des circuits urbains.
Contrairement à la Formule 1, la moto exige des zones de dégagement étendues pour limiter les risques en cas de chute à haute vitesse.
Mandalika, souvent cité comme exemple, n’est urbain que de nom, car il intègre des infrastructures modernes et des espaces de sécurité conformes aux standards du MotoGP.
À Las Vegas, l’étroitesse des rues et l’absence de dégagements rendent toute homologation impossible.
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À l’inverse, Albert Park à Melbourne, bien que temporaire, offre un environnement plus adapté grâce à ses larges espaces et sa configuration dans un parc.
Seuls les circuits capables d’intégrer ces critères stricts pourront espérer accueillir un Grand Prix moto.
Quels circuits urbains pour le MotoGP ? Rumeurs et conditions d’intégration
Parmi les circuits urbains envisagés, Albert Park à Melbourne et le tracé de Montréal reviennent fréquemment dans les discussions, en raison de leur capacité à offrir des zones de dégagement suffisantes.
L’avenir du Grand Prix d’Australie alimente d’ailleurs les spéculations, le contrat de Phillip Island expirant en 2026 et Dorna réclamant des améliorations.
Pour qu’un circuit urbain intègre le calendrier MotoGP, il doit répondre à des normes strictes : aménagements de sécurité, infrastructures adaptées et validation par la FIM.
Un dialogue étroit avec les autorités locales et les promoteurs est indispensable, tout comme des investissements conséquents pour transformer l’espace urbain en piste homologuée, sans compromettre la sécurité des pilotes.

