Personne n’avait osé tenter ce geste avant cet Autrichien qui grimpe 39 mètres dans une tour avec sa Vespa PK 112 cm³ sur l’épaule
Depuis près de 80 ans, Vespa évoque plutôt les ruelles italiennes, les trajets urbains et un certain art de vivre tranquille.
Pour célébrer cet anniversaire, un Autrichien a pourtant choisi l’exact opposé : transformer un scooter emblématique en charge de portage… et s’infliger une ascension à pied aussi absurde que spectaculaire. Son nom : Günter Schachermayr, surnommé le « fou de la Vespa ». Spécialiste des défis extrêmes autour de l’univers Vespa, il vient de signer une performance pour le moins surréaliste : monter une tour d’observation de 39 mètres en portant sur ses épaules une Vespa PK de 112 cm³. Oui, littéralement en marchant, scooter sur le corps.
Une ascension à pied… avec une Vespa sur l’épaule
Le défi s’est déroulé sur la tour panoramique de Salzkammergut, installée sur le mont Grünberg, dans la région autrichienne de Traunsee. Le principe était simple sur le papier, nettement moins dans la réalité : gravir une rampe en spirale à pente constante, tout en transportant une Vespa PK « complètement » sur soi. Le choix de la machine n’a rien d’un détail. La Vespa PK est un petit scooter, certes, mais certainement pas un objet conçu pour être porté. Et c’est précisément ce qui rend la scène irréelle : l’homme avance sur la rampe, sous le poids du scooter, en gérant l’équilibre, la respiration, la douleur et la fatigue.

Dix minutes d’effort, dix minutes d’enfer
Schachermayr a bouclé l’ascension en environ dix minutes. Un temps qui peut sembler court, mais qui, à l’entendre ensuite, correspondrait surtout à l’un des passages les plus éprouvants de sa vie.
Au fil de la montée, il raconte avoir ressenti :
- des douleurs intenses dans les mollets à force de pousser sur la pente ;
- une pression de plus en plus brutale sur l’épaule droite, point d’appui principal du scooter ;
- des vertiges et des troubles de la vision ;
- la nécessité de ralentir et marquer des pauses partielles pour reprendre de l’air.
Selon son propre récit, il aurait terminé l’ascension « aux dernières forces », en encaissant de fortes douleurs à la fois dans l’épaule et la colonne vertébrale. Mais il est arrivé en haut.
Une préparation quasi professionnelle, façon athlète extrême
Ce type de défi ne se décide pas sur un coup de tête. Schachermayr explique que la préparation a commencé des mois avant la tentative et qu’elle s’est transformée en routine d’entraînement très structurée. Au programme : un protocole HIIT (entraînement fractionné de haute intensité) annoncé à six séances par semaine, d’une durée de deux heures et demie chacune. Il évoque également une diète spécifique, pensée uniquement pour l’aider à supporter la contrainte du poids de la moto sur le corps. L’objectif était clair : construire une condition physique capable d’encaisser non seulement la charge, mais aussi les contraintes mécaniques très particulières d’un scooter posé sur une épaule, avec tout ce que cela implique en compression, déséquilibre et micro-corrections permanentes.
Le moment où tout a failli mal tourner avant même le jour J
Le passage le plus inquiétant de l’histoire se situe pourtant avant l’ascension officielle, pendant les entraînements. Schachermayr raconte que lors de sa première tentative de portage sur l’épaule droite, il a subi une pression énorme au niveau de la colonne cervicale.
Le tablier / bouclier avant de la Vespa aurait comprimé des nerfs dans la zone du cou, provoquant :
- un engourdissement du bras droit ;
- une perte d’équilibre ;
- une chute avec le scooter retombant sur lui.
Ensuite, il décrit l’apparition de douleurs très fortes au niveau des disques intervertébraux et des cervicales, au point d’avoir besoin d’un suivi médical spécialisé.
Conséquence : il a dû renforcer bien davantage la musculature du dos et de la sangle abdominale, simplement pour pouvoir supporter la Vespa sans « se détruire » physiquement. Même avec ces ajustements, l’effort final est resté, selon ses mots, une véritable torture.
Quand la Vespa devient un objet de défis absurdes
Si cette ascension paraît sortie de nulle part, elle s’inscrit en réalité dans une logique que Schachermayr cultive depuis longtemps : détourner un scooter urbain italien en outil de performances extrêmes, à la frontière entre sport, endurance et mise en scène. C’est aussi ce qui entretient le « phénomène » autour de lui : la Vespa, symbole de mobilité douce, se retrouve projetée dans un univers de contraintes quasi impossibles. Et même si l’entreprise peut sembler absurde, elle repose ici sur un mélange de préparation, de résistance à la douleur et d’obsession du détail (position de portage, gestion de l’équilibre, adaptation physique).
À 80 ans d’histoire associée au calme et au tourisme, célébrer Vespa en portant une PK de 112 cm³ sur 39 mètres de rampe en spirale : c’est précisément le genre de contradiction qui rend ce défi mémorable.
Images : Günter Schachermayr.
Sources
