Première allemande à oser le retour de cette idée ? BMW dégoupille le prolongateur d’autonomie et met la pression sur la concurrence
L’industrie automobile s’apprête à vivre un tournant stratégique, alors que de nouvelles tendances émergent autour des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie.
Face à une demande croissante sur certains marchés clés, les constructeurs repensent leurs offres pour répondre aux attentes des conducteurs en quête de solutions innovantes.
Entre avancées technologiques, enjeux industriels et évolutions réglementaires, les grandes marques s’interrogent sur la meilleure façon d’allier performance, autonomie et confort.
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Un mouvement qui pourrait bien redéfinir les priorités du secteur et influencer les choix des automobilistes dans les années à venir.
La montée en puissance des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie (EREV) sur les marchés mondiaux
La demande pour les véhicules électriques à prolongateur d’autonomie (EREV) connaît une croissance fulgurante, notamment en Chine et aux États-Unis.
En Chine, des constructeurs comme Li Auto et BYD enregistrent des ventes record grâce à des modèles conciliant conduite électrique et absence d’angoisse liée à l’autonomie.
Outre-Atlantique, l’intérêt s’accroît pour les grands SUV et pick-up EREV, à l’image des futurs Scout Terra et Traveler, qui concentrent déjà la majorité des précommandes.
Cette dynamique s’explique par la recherche de polyvalence et la nécessité de parcourir de longues distances. En revanche, l’Europe reste en retrait, le réseau de recharge dense et les trajets plus courts limitant l’attrait pour cette technologie hybride.
BMW : un retour stratégique sur le segment des EREV
Fort de son expérience avec la i3 REx, BMW envisage de réinvestir le segment des véhicules électriques à prolongateur d’autonomie, une technologie aujourd’hui plébiscitée en Chine et aux États-Unis.
Le constructeur allemand étudie l’intégration d’un générateur thermique sur ses modèles phares, tels que le X5, la Série 7 à empattement long et le futur iX5.
Leur gabarit généreux facilite l’ajout d’un prolongateur sans sacrifier espace ou confort. Cette orientation répond à la pression croissante des marques locales et à la demande de clients soucieux de l’autonomie, tout en capitalisant sur l’expertise industrielle de BMW.
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L’objectif : rester compétitif sur des marchés stratégiques où l’EREV s’impose comme un compromis attractif entre électrique pur et thermique traditionnel.
Des atouts industriels et techniques majeurs pour accélérer le développement des EREV chez BMW
BMW dispose d’une maîtrise industrielle complète des composants essentiels à la conception d’EREV : batteries, moteurs électriques, petits blocs thermiques et transmissions sont déjà produits en interne.
L’expérience acquise avec la i3 REx confère au constructeur un savoir-faire unique dans l’intégration d’un générateur thermique compact, optimisé pour fonctionner à régime constant.

De plus, les grands modèles ciblés, comme le X5 et la Série 7, offrent l’espace nécessaire pour intégrer ces technologies sans compromis sur le confort ou la capacité de chargement.
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Grâce à cette synergie industrielle et à son expertise technique, BMW pourrait lancer rapidement de nouveaux EREV, sans investissements lourds ni allongement des délais de développement.
Enjeux réglementaires et adaptation stratégique face à la concurrence allemande
L’éventuel lancement d’EREV par BMW s’inscrit dans un contexte réglementaire européen en pleine mutation, marqué par l’interdiction programmée des moteurs thermiques dès 2035.
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Si la législation pourrait évoluer pour distinguer les EREV des hybrides classiques, BMW doit anticiper ces incertitudes tout en surveillant la réaction de ses rivaux allemands, susceptibles de s’engouffrer sur ce créneau.
Par ailleurs, la diversité des attentes entre marchés (autonomie accrue en Chine et aux États-Unis, exigences environnementales en Europe) impose à BMW une stratégie agile et différenciée.
Cette capacité d’adaptation sera déterminante pour préserver sa compétitivité et répondre aux défis d’une mobilité électrique en pleine redéfinition.



