Tokyo vient de faire ce que même l’Europe n’a pas osé : les motos essence seront interdites à la vente, et les meilleurs modèles du monde sont les premières sacrifiées
La mobilité urbaine connaît une transformation majeure, portée par l’émergence de nouvelles réglementations et l’essor des technologies propres.
Les grandes métropoles d’Asie, à l’image de Tokyo et Hanoï, accélèrent la transition vers des véhicules zéro émission, bouleversant le marché des deux-roues motorisés.
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Entre ambitions politiques, défis techniques et attentes des usagers, l’avenir des motos à essence se dessine sous le signe du changement.
Les constructeurs, les autorités et les citoyens sont désormais confrontés à des choix décisifs pour façonner la mobilité de demain.
Une stratégie locale audacieuse : calendrier et soutien financier
Tokyo se distingue par une politique d’électrification plus stricte que le reste du Japon et de l’Union européenne, visant l’interdiction de vente des motos à essence dès 2035.

Cette mesure, qui concerne uniquement les nouveaux modèles et non l’usage des véhicules actuels, s’accompagne d’un plan de transition ambitieux : passer de 12 % de parts de marché à 100 % en neuf ans.
Pour y parvenir, la métropole a débloqué 18 milliards de yens en 2026, offrant des subventions allant jusqu’à 480 000 yens par véhicule.
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L’accent est mis sur le déploiement d’infrastructures de recharge et la généralisation des batteries amovibles pour lever les freins à l’achat.
Défis structurels et singularité politique de la transition
Malgré ces aides, le passage à l’électrique se heurte à des obstacles majeurs : coût élevé, autonomie limitée, poids des batteries et attachement culturel aux sensations des moteurs thermiques.
Contrairement à l’UE, qui recule ses échéances, ou à Hanoï, qui lie cette interdiction à la lutte contre la pollution et aux transports publics, Tokyo adopte une approche jugée plus symbolique que scientifique.
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En l’absence de données précises sur l’impact environnemental réel des deux-roues et de sanctions définies en cas de non-respect, la mesure suscite la méfiance des passionnés et met sous pression les constructeurs japonais, leaders mondiaux peinant à rester compétitifs sur ce segment.
