50 à 85 euros tous les 3 ans ou 135 euros d’amende : le contrôle technique moto concerne une nouvelle vague de motards chaque année jusqu’en 2027 et au-delà
Le contrôle technique (CT) des deux, trois-roues motorisés et quadricycles à moteur n’est plus un simple sujet d’annonce: depuis le 15 avril 2024, l’obligation s’applique aux véhicules de catégorie L (motos, scooters, 3-roues, quads et quadricycles à moteur).
Et surtout, le calendrier continue de monter en charge, avec une nouvelle vague de propriétaires concernés chaque année, au fil des dates de première immatriculation. Après une phase de rattrapage étalée sur plusieurs années, 2026 marque l’entrée dans le dispositif des véhicules immatriculés en 2020 et 2021. Puis, à partir de 2027, le régime dit « de croisière » s’installe pour les véhicules immatriculés à partir du 1er janvier 2022, avec un premier contrôle à réaliser dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire de la première mise en circulation. Autrement dit, le CT moto ne se résume pas à une échéance unique: il devient un rendez-vous durable de la vie des deux-roues.
Quels véhicules sont concernés par le CT de catégorie L
Le contrôle technique vise les véhicules motorisés à 2 ou 3 roues et les quadricycles à moteur relevant de la catégorie L. Cela recouvre, dans les faits, une large partie du parc roulant: motos, scooters, tricycles motorisés et quads, notamment. L’objectif affiché est de vérifier l’état des organes essentiels, sans que le contrôle ne remplace l’obligation d’entretien: le propriétaire reste responsable du bon état de marche et d’un entretien satisfaisant.
Un calendrier transitoire qui avance par vagues jusqu’en 2026
La montée en charge repose sur un calendrier transitoire du premier contrôle, déterminé par l’année de première immatriculation. Cette logique explique pourquoi le sujet reste d’actualité d’une année sur l’autre: à chaque millésime correspond une cohorte supplémentaire de véhicules à faire entrer dans le dispositif.
Les grandes étapes sont les suivantes:
Les véhicules immatriculés avant le 1er janvier 2017 doivent effectuer leur premier contrôle avant fin 2024. Les véhicules immatriculés de 2017 à 2019 basculent en 2025. Les véhicules immatriculés de 2020 à 2021 entrent, eux, dans la fenêtre 2026.

2026: le tour des motos et scooters immatriculés en 2020 et 2021
Pour les véhicules immatriculés en 2020 et 2021, le premier contrôle technique doit être réalisé en 2026. La règle de délai est précise: le contrôle intervient au plus tard 4 mois après la date anniversaire de la première mise en circulation, dans la limite du 31 décembre 2026.
Ce point a une conséquence pratique: deux véhicules immatriculés la même année peuvent ne pas être concernés au même moment, selon leur mois de mise en circulation. Le calendrier ne se lit donc pas uniquement à l’année, il se joue aussi à la date anniversaire.
À partir de 2027, une nouvelle vague chaque année pour les immatriculations dès 2022
Pour les véhicules immatriculés à partir du 1er janvier 2022, le calendrier transitoire laisse place à la règle générale. Le premier contrôle technique intervient à partir de 2027, dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire de la première mise en circulation.
Ce basculement est central: au lieu de « vider » un stock ancien, le système fait entrer de façon régulière de nouveaux véhicules à mesure qu’ils atteignent leur 5e année. Le CT des deux-roues devient alors un sujet récurrent, avec une actualité qui se renouvelle mécaniquement.
Comment un propriétaire retrouve sa date: la carte grise comme point de départ
Pour situer l’échéance, la méthode repose sur un repère simple: l’année de première immatriculation et la date de première mise en circulation se trouvent sur le certificat d’immatriculation (carte grise). À partir de cette information, l’échéance du premier CT se déduit en appliquant le calendrier transitoire (jusqu’aux véhicules immatriculés en 2021), puis la règle de fond (pour les véhicules immatriculés à partir de 2022).
Autre élément à connaître: le contrôle est à l’initiative du propriétaire, sans convocation. La démarche consiste donc à prendre rendez-vous dans un centre agréé lorsque la fenêtre s’ouvre.
Après le premier CT, une périodicité de 3 ans (et un cas particulier « collection »)
Une fois le premier contrôle passé, la périodicité devient régulière. Un contrôle favorable est valable 3 ans pour un véhicule de catégorie L. La date limite de validité figure sur le certificat d’immatriculation via un timbre.
Un cas particulier existe pour la mention « collection » sur la carte grise: la périodicité annoncée est alors de 5 ans. Ce point vise les véhicules concernés par ce statut administratif, avec un rythme de contrôle distinct du reste du parc.
Prix: un tarif libre, généralement observé entre 50 et 85 euros
Le coût du contrôle technique est à la charge du propriétaire. La réglementation prévoit un prix libre, variable selon les centres. Dans les faits, une fourchette d’environ 50 à 85 euros est constatée pour la visite périodique, tandis que la contre-visite se situe souvent autour de 15 à 30 euros.
Les centres doivent afficher leurs prix de manière visible et lisible à l’entrée principale. Un service en ligne permet également de localiser les centres agréés et de consulter leurs tarifs.
Ce qui est contrôlé: des dizaines de points, de l’identification aux nuisances
Le CT deux-roues repose sur des dizaines de points regroupés par fonctions. Les vérifications couvrent notamment l’identification du véhicule, le freinage, la direction, l’éclairage et la signalisation, les liaisons au sol, ainsi que des nuisances comme la pollution et le niveau sonore.
Un ajout réglementaire s’applique depuis le 1er janvier 2026: le contrôleur vérifie aussi si le véhicule fait l’objet d’une campagne de rappel jugée grave par le constructeur. Cette vérification vient compléter la logique de sécurité autour de l’état du véhicule.
Résultats, contre-visite et délai: 2 mois en cas de contrôle défavorable
Les défaillances constatées lors du contrôle sont classées selon leur gravité, ce qui conditionne le résultat. En cas de contrôle défavorable, une contre-visite devient obligatoire. Le délai annoncé pour effectuer cette contre-visite est de 2 mois après le contrôle technique périodique.
Sanctions: 135 euros et risque de retenue de la carte grise
Rouler sans contrôle technique valide expose à une amende forfaitaire de 135 euros. La procédure peut aussi aller jusqu’à une retenue du certificat d’immatriculation, le temps de régulariser la situation. Dans un contexte où le calendrier fait entrer chaque année de nouveaux véhicules dans le dispositif, cette sanction devient un point de vigilance durable, au même titre que l’assurance ou l’entretien courant.
Un sujet appelé à durer, au-delà du « pic » 2026
L’année 2026 ne constitue pas une fin de parcours, mais une étape. Elle concerne une tranche précise, les véhicules immatriculés en 2020 et 2021, avec une échéance calée sur la date anniversaire et une limite au 31 décembre 2026. À partir de 2027, le mécanisme change de nature: chaque année, de nouveaux véhicules immatriculés à partir de 2022 atteignent le cap des 5 ans et doivent passer leur premier contrôle.
Avec une validité de 3 ans pour un contrôle favorable, le CT des deux-roues s’installe ainsi comme un rendez-vous périodique. La conséquence est simple: l’actualité du contrôle technique moto se renouvelle mécaniquement, portée par le calendrier, les vagues successives d’immatriculations et les échéances individuelles liées à la date de mise en circulation.
Sources :
- Service-Public
- www.dekra-norisko.fr
- www.eplaque.fr

Avril 2026. Deux ans après l’entrée en vigueur du contrôle technique pour les deux-roues motorisés (2RM), le constat de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) reste sans appel : cette mesure, imposée contre toute logique de sécurité routière, n’est qu’une taxe de plus sur la mobilité des motards. Alors que l’UTAC-OTC s’apprête à rendre son évaluation biennale, la FFMC intensifie son combat pour une révision profonde du dispositif.
Un combat fondé sur la preuve scientifique
Depuis 2008, la FFMC martèle une vérité étayée par l’étude européenne MAIDS : l’état technique du véhicule n’est en cause que dans moins de 0,5 % des accidents de deux-roues. Contrairement à l’automobile, le motard est par définition tributaire de sa machine ; un défaut technique se ressent immédiatement et est corrigé par survie. Pourtant, sous la pression de lobbies industriels et d’associations environnementales déconnectées du terrain, et sous l’injonction du Conseil d’Etat, le gouvernement a cédé, tournant le dos aux alternatives de sécurité bien plus efficaces (formation, infrastructures, partage de la route, …).
La stratégie de la FFMC : Une offensive sur quatre fronts
À l’approche de cette « fenêtre de tir » politique que constitue le bilan des deux ans, la Fédération déploie un plan d’action coordonné pour démontrer l’inutilité de la mesure et exiger son retrait ou son assouplissement majeur.
1. Le boycott citoyen : La résistance commence par le portefeuille. La FFMC maintient son appel au boycott des centres de contrôle technique qui ont choisi de s’équiper pour ponctionner les motards. Via la plateforme balancetoncentre, les usagers identifient les enseignes solidaires du monde de la moto (celles qui refusent de pratiquer le CT2R) et délaissent celles qui profitent de cette rente de situation.
2. La voix des usagers : « Raconte-moi ton CT » Parce que les chiffres officiels ne disent pas tout, le site racontemoitonct.ffmc.fr compile les témoignages réels. Entre incompétence technique de certains contrôleurs face à des machines spécifiques, prix prohibitifs et absence totale de conseil en sécurité, ces retours de terrain constituent un dossier de preuves accablant contre la pertinence même de l’examen.
3. Le levier législatif : La pétition de l’Assemblée Nationale La colère doit se traduire en action politique. La FFMC soutient une pétition officielle sur le site de l’Assemblée Nationale. L’objectif est clair : forcer un débat parlementaire pour remettre en question le bien-fondé du décret de 2023. La démocratie doit reprendre ses droits sur une mesure imposée par voie réglementaire après des années de résistance.
4. Le dialogue ministériel : Exiger des mesures utiles La FFMC ne se contente pas de dire « non ». Elle porte une demande d’audience urgente auprès du Ministre des Transports. L’enjeu est de proposer des mesures réellement salvatrices pour les usagers : amélioration de l’état des routes, lutte contre les glissières de sécurité « guillotines » et incitations fiscales à l’équipement de protection.
Vers une révision nécessaire
Le contrôle technique comprend une “ clause de revoyure “ qui impose à l’UTAC-OTC de procéder à une évaluation du CT2RM deux ans après sa mise en place. La date approche et c’est l’occasion ou jamais de sortir de l’impasse. La FFMC proposera des voies de compromis pragmatiques et conformes à la directive 2014/45 sur le contrôle technique pour des mesures plus efficaces et moins pénalisantes pour les millions d’utilisateurs de 2RM qui entretiennent correctement leur véhicule.
Conclusion
Le combat de la FFMC est celui du bon sens contre le profit, de la liberté contre la contrainte inutile. Deux ans après, la mobilisation reste intacte. Plus que jamais, la Fédération rappelle que la sécurité des motards passe par leur tête et leurs équipements de protection, pas par un tampon sur une carte grise.
Avril 2026. Deux ans après l’entrée en vigueur du contrôle technique pour les deux-roues motorisés (2RM), le constat de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) reste sans appel : cette mesure, imposée contre toute logique de sécurité routière, n’est qu’une taxe de plus sur la mobilité des motards. Alors que l’UTAC-OTC s’apprête à rendre son évaluation biennale, la FFMC intensifie son combat pour une révision profonde du dispositif.
Un combat fondé sur la preuve scientifique
Depuis 2008, la FFMC martèle une vérité étayée par l’étude européenne MAIDS : l’état technique du véhicule n’est en cause que dans moins de 0,5 % des accidents de deux-roues. Contrairement à l’automobile, le motard est par définition tributaire de sa machine ; un défaut technique se ressent immédiatement et est corrigé par survie. Pourtant, sous la pression de lobbies industriels et d’associations environnementales déconnectées du terrain, et sous l’injonction du Conseil d’Etat, le gouvernement a cédé, tournant le dos aux alternatives de sécurité bien plus efficaces (formation, infrastructures, partage de la route, …).
La stratégie de la FFMC : Une offensive sur quatre fronts
À l’approche de cette « fenêtre de tir » politique que constitue le bilan des deux ans, la Fédération déploie un plan d’action coordonné pour démontrer l’inutilité de la mesure et exiger son retrait ou son assouplissement majeur.
1. Le boycott citoyen : La résistance commence par le portefeuille. La FFMC maintient son appel au boycott des centres de contrôle technique qui ont choisi de s’équiper pour ponctionner les motards. Via la plateforme balancetoncentre, les usagers identifient les enseignes solidaires du monde de la moto (celles qui refusent de pratiquer le CT2R) et délaissent celles qui profitent de cette rente de situation.
2. La voix des usagers : « Raconte-moi ton CT » Parce que les chiffres officiels ne disent pas tout, le site racontemoitonct.ffmc.fr compile les témoignages réels. Entre incompétence technique de certains contrôleurs face à des machines spécifiques, prix prohibitifs et absence totale de conseil en sécurité, ces retours de terrain constituent un dossier de preuves accablant contre la pertinence même de l’examen.
3. Le levier législatif : La pétition de l’Assemblée Nationale La colère doit se traduire en action politique. La FFMC soutient une pétition officielle sur le site de l’Assemblée Nationale. L’objectif est clair : forcer un débat parlementaire pour remettre en question le bien-fondé du décret de 2023. La démocratie doit reprendre ses droits sur une mesure imposée par voie réglementaire après des années de résistance.
4. Le dialogue ministériel : Exiger des mesures utiles La FFMC ne se contente pas de dire « non ». Elle porte une demande d’audience urgente auprès du Ministre des Transports. L’enjeu est de proposer des mesures réellement salvatrices pour les usagers : amélioration de l’état des routes, lutte contre les glissières de sécurité « guillotines » et incitations fiscales à l’équipement de protection.
Vers une révision nécessaire
Le contrôle technique comprend une “ clause de revoyure “ qui impose à l’UTAC-OTC de procéder à une évaluation du CT2RM deux ans après sa mise en place. La date approche et c’est l’occasion ou jamais de sortir de l’impasse. La FFMC proposera des voies de compromis pragmatiques et conformes à la directive 2014/45 sur le contrôle technique pour des mesures plus efficaces et moins pénalisantes pour les millions d’utilisateurs de 2RM qui entretiennent correctement leur véhicule.
Conclusion
Le combat de la FFMC est celui du bon sens contre le profit, de la liberté contre la contrainte inutile. Deux ans après, la mobilisation reste intacte. Plus que jamais, la Fédération rappelle que la sécurité des motards passe par leur tête et leurs équipements de protection, pas par un tampon sur une carte grise.
Bonjour, il faut je pense être solidaire avec la ffmc. Nous pourrions peut-être passer le ct moto juste pour l’achat d’un 2 roues. Il faut tenir bon et n’oublions pas de signer la pétition. Merci et bonne route à tous et toutes.
Pour ma part, il est hors de question que je passe ce contrôle ridicule et inutile qui n’est autre qu’un racket pur et simple mis en place par les lobbies DEKRA et cie ! Les médias peuvent raconter ce qu’ils veulent, ma bécane, il n’y a que moi qui l’entretien et personne d’autres, point barre !