Bulega reste invaincu en 9 courses WorldSBK 2026 et vise le record absolu à Balaton Park : Oliveira signe le seul podium non-Ducati du week-end avec BMW pour briser 186 points d’avance
Nicol Bulega a remis ça en Hongrie, sur le Balaton Park, et le scénario commence à ressembler à une habitude: quand le rythme monte, le leader du WorldSBK 2026 ne cligne pas des yeux.
L’Italien arrive sur ce week-end avec une série qui pèse lourd dans les livres d’histoire, et il a encore donné l’impression de piloter avec une marge. Mais le détail qui change tout, c’est Miguel Oliveira. Le Portugais a réussi à s’inviter sur la boîte et à éviter le plein de Ducati sur le podium, un signal important dans un plateau où la Panigale V4 R occupe l’espace. Oliveira le dit sans détour, il n’avait pas forcément « plus » que les Ducati, mais il a géré sa course, l’usure et les opportunités.
Nicol Bulega installe son rythme à Balaton Park
Le week-end hongrois se joue sur un circuit récent, Balaton Park, long de 4,075 km et composé de 17 virages. Dans ce décor encore peu référencé par le championnat, Nicol Bulega a très vite repris la main, notamment en dernière séance libre où il signe 1:38.339. Derrière, la hiérarchie reste très « rouge », avec plusieurs Ducati dans le groupe de tête, ce qui donne une idée de la densité.
Ce qui frappe, c’est la continuité de sa domination sur l’ensemble de la saison. Bulega arrive en Hongrie invaincu en 2026, avec 9 victoires sur 9 et une avance déjà massive au championnat, 186 points contre 117 pour son plus proche poursuivant. Dans le paddock, on insiste sur un point, ce n’est pas seulement un tour rapide, c’est une capacité à répéter des chronos « propres » quand les autres alternent pics et creux.
Le discours du pilote colle à cette impression. Il explique que la Ducati offre « un bon package » et que la moto est « née très bonne », ce qui l’autorise à exploiter fort, jusqu’à « 110% ». C’est précieux sur un tracé où les zones de freinage pèsent et où les erreurs se payent vite. Petit rappel utile, sa dernière vraie sortie sans podium remonte justement à Balaton Park en 2025, après un mauvais choix de pneu en Superpole Race, ce qui donne un contexte à sa prudence.

Miguel Oliveira place la BMW sur le podium
Dans ce tableau dominé par Ducati, Miguel Oliveira apporte un contrepoint concret. Le Portugais roule sur la BMW M1000 RR et il a d’abord montré qu’il pouvait se placer dans le rythme, en terminant 6e de la FP3 en 1:38.986, meilleur non-Ducati et dernier pilote à tourner dans les 1’38. Ce n’est pas un détail, ça veut dire qu’il reste accroché au groupe qui décide.
Sa course, elle, se lit comme une gestion. Oliveira explique qu’il a « rebondi » en vitesse par rapport à la veille, tout en décrivant une journée « un peu étrange ». Il insiste aussi sur la dégradation des pneus, un paramètre qui compte quand tu n’as pas l’arme la plus dominante du plateau. Et il lâche une phrase qui résume son réalisme, gagner face aux Ducati « n’est pas très réaliste » à ce stade, mais monter sur le podium, ça se construit.
Ce podium a aussi une portée interne. Oliveira parle d’un regain de confiance pour l’équipe, et souligne que c’est un premier podium avec BMW pour lui. Dans un championnat où les dynamiques techniques se figent vite, mettre une autre marque sur la boîte, même une seule fois, casse la routine et oblige les rivaux à regarder ailleurs que la seule bataille entre Panigale. Et soyons francs, ça évite un récit trop facile, « Ducati verrouille tout », même si la tendance reste nette.
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Ducati remplit le top 10, la concurrence cherche une ouverture
Les chiffres de Balaton Park racontent une domination collective. En FP3, les Ducati occupent les cinq premières places, avec Iker Lecuona à 1:38.473, Lorenzo Baldassarri à 1:38.603, Yari Montella à 1:38.766 et Sam Lowes à 1:38.956. Au total, on retrouve sept Ducati dans le top 10 de la FP2 selon le leader du championnat, ce qui donne une image claire du rapport de force.
Pour les autres, la fenêtre existe, mais elle est étroite. Axel Bassani place la Bimota-Kawasaki en 7e position en 1:39.146, Andrea Locatelli met la Yamaha en 8e en 1:39.177, et la lutte se fait à quelques dixièmes. Le problème, c’est qu’à ce niveau, quelques dixièmes, c’est souvent un dépassement impossible ou un pneu qui chauffe trop. Et Balaton Park, avec ses gros freinages, amplifie ces écarts.
Dans ce contexte, la chasse aux records de Bulega pèse sur l’ambiance sportive. Il est déjà sur une série de 13 victoires consécutives et vise le record absolu avec une victoire de plus, tout en surveillant une autre statistique, 22 podiums d’affilée et la cible des 25. D’un côté, ça valorise son niveau, de l’autre, ça pose une question de spectacle si personne ne trouve une solution durable, au-delà d’un coup comme celui d’Oliveira.
Sources
- 2026 Hungarian WorldSBK, FP3 Results: Nicolo Bulega takes over at the top | Crash.net
- Nicoló Bulega se cita con la historia
- Miguel Oliveira’s full of emotions after his podium on home soil 💫 | 2026 #PortugueseWorldSBK 🇵🇹
- Ducati team-mate pace no concern for Nicolo Bulega at Hungarian WorldSBK | Crash.net
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