Guy Martin roule à 300 km/h au TT de l’Île de Man et perd son permis 6 mois pour deux radars à 75 et 125 km/h sur une Honda Africa Twin et paie 1 600 euros d’amende sans contester
Figure emblématique de la vitesse, Guy Martin s’est construit une renommée légendaire sur deux roues dans le monde de la course moto et à travers ses apparitions télévisuelles.
Mais c’est bien loin des circuits et des plateaux qu’une actualité inattendue vient bouleverser le quotidien du pilote britannique.

Deux excès de vitesse relevés sur des routes ouvertes entraînent aujourd’hui une suspension de permis et rappellent que la célébrité ne préserve pas des règles.
Retour sur une affaire qui lève le voile sur les limites imposées même aux champions de l’asphalte.
Un champion de la vitesse rattrapé par le quotidien
Figure emblématique du sport motocycliste britannique et visage familier de la télévision, Guy Martin a bâti sa légende sur la vitesse pure, entre ses 17 podiums au Tourist Trophy et ses records du monde mécaniques.
Pourtant, c’est à des allures bien plus modestes que l’ancien pilote de 44 ans a été épinglé.
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En juillet 2023, il a été flashé à 74 km/h au lieu de 64 près de Leicester, avant de commettre un second excès plus marqué en mars 2024, circulant à 125 km/h dans une zone de travaux limitée à 80 km/h aux abords de Brackley.
Une procédure judiciaire ferme et sans exception
Face à ces deux infractions commises au guidon de sa Honda, la justice britannique a appliqué la réglementation avec une rigueur mathématique.
Lors du jugement rendu à huis clos à Loughborough fin mai 2024, l’ex-pilote a reconnu l’intégralité des faits et présenté ses excuses par écrit, sans chercher à invoquer de circonstances atténuantes liées à son profil professionnel.
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Le verdict est sans appel : ayant atteint le seuil légal de douze points, il écope d’une amende de 1 329 livres (environ 1 600 euros) et d’une suspension immédiate de son permis de conduire pour une durée de six mois.
L’ironie du sort face à l’impartialité du système
Cette affaire souligne l’intransigeance du Code de la route britannique, où la notoriété et l’expertise technique ne garantissent aucun passe-droit.
L’ironie est frappante pour cet homme habitué à flirter avec les 300 km/h en compétition : ce ne sont pas ses défis extrêmes ou ses documentaires sur la puissance mécanique qui l’ont privé de son permis, mais des infractions ordinaires sur route publique.
Ce rappel à l’ordre démontre que, quel que soit le passé du conducteur, les règles de sécurité restent les mêmes pour tous, transformant temporairement le « roi de la vitesse » en simple piéton.
