Permis moto : en Russie, un seul examen sur circuit suffit pour conduire toutes les cylindrées, là où l’Europe impose des années d’attente
Obtenir le permis moto en Russie intrigue de nombreux passionnés de deux-roues, attirés par la promesse de liberté et d’aventure sur les routes de l’Est.
Entre exigences administratives, spécificités locales et déroulement des épreuves, le parcours pour accéder à la catégorie A réserve bien des surprises.
Avant de se lancer, il est essentiel de comprendre les étapes, les conditions et les particularités du système russe, qui diffère sensiblement des standards européens.
Découvrir les règles, les conseils pratiques et les pièges à éviter permet de mieux préparer son projet et de maximiser ses chances de réussite.
Les différentes catégories de permis moto en Russie
En Russie, le système de permis moto se décline en trois catégories principales : M, A1 et A.
- Le permis M, accessible dès 16 ans, autorise la conduite de cyclomoteurs et scooters jusqu’à 50 cm³.
- Le permis A1, également dès 16 ans, concerne les motos légères de 50 à 125 cm³ et d’une puissance maximale de 11 kW (15 ch).
- Le permis A, délivré à partir de 18 ans, permet de conduire toutes les motos sans limitation de cylindrée ou de puissance.
Contrairement à de nombreux pays européens, la Russie ne propose pas de permis A2 intermédiaire.
À noter : un titulaire du permis A peut légalement conduire tous les véhicules des catégories inférieures, offrant ainsi une grande flexibilité aux motards expérimentés.
Conditions d’accès et procédure d’inscription au permis A
Pour obtenir le permis moto de catégorie A en Russie, il faut avoir au moins 18 ans et présenter un certificat médical attestant de l’aptitude physique et mentale.
L’inscription débute par le dépôt d’un dossier comprenant passeport, photos d’identité, certificat médical et, pour les mineurs, une autorisation parentale.
La formation en école de moto est obligatoire : elle combine cours théoriques sur le code de la route et la sécurité, puis séances pratiques sur circuit fermé.
Les écoles fournissent généralement l’équipement et la moto. À l’issue de la formation, un certificat est délivré, permettant de s’inscrire à l’examen officiel auprès de la police routière.
Ce processus rigoureux vise à garantir la sécurité des futurs motards russes.
Le déroulement de l’examen du permis moto en Russie
L’examen du permis moto en Russie se compose d’une épreuve théorique et d’une épreuve pratique, toutes deux encadrées par la police routière.
La partie théorique consiste en un questionnaire informatisé de 20 questions sur le code de la route, à compléter en 20 minutes, avec un maximum de deux erreurs tolérées.
L’épreuve pratique, réalisée sur circuit fermé, impose la réussite de plusieurs exercices : figure en huit, slalom entre cônes, passage sur barres parallèles, couloir dimensionnel, freinage d’urgence et stationnement manuel.

Chaque faute entraîne des points de pénalité ; l’examen est validé si le total ne dépasse pas 5 points.
En cas d’échec, le candidat peut se représenter après un délai minimal de sept jours.
Spécificités du système russe face à l’Europe : différences et particularités
Le système russe du permis moto se distingue nettement de celui en vigueur dans la plupart des pays européens.
L’absence de permis A2 supprime toute période probatoire ou limitation de puissance après l’obtention du permis A : un motard russe peut ainsi conduire immédiatement n’importe quelle moto, sans restriction.
L’examen pratique, organisé sous la stricte surveillance de la police routière, se déroule souvent sur des pistes aux conditions variables, parfois dégradées, ce qui contraste avec les infrastructures plus standardisées d’Europe de l’Ouest.
Sur le plan administratif, la procédure est centralisée et encadrée par l’État, sans équivalent de la flexibilité locale observée dans certains pays européens.
Malgré ces particularités, l’examen russe n’est pas jugé plus difficile, mais il reste exigeant et formalisé.
