Rieju attaque le marché des 125 avec un partenaire chinois
Rieju étoffe sa gamme 125 avec la NKD 125, un roadster à l’allure anguleuse présenté pour une arrivée sur le marché européen à l’été 2026.
Le dessin revendique clairement ses influences, faisant écho aux silhouettes désormais familières de la KTM 125 Duke et de la Yamaha MT-125. Commercialisée en Allemagne à 3 490 euros (frais de mise à la route de 220 euros en sus), la NKD 125 est en réalité issue d’une collaboration industrielle avec le constructeur chinois Zongshen.
Le prix est l’argument, et il est assumé
Sur le papier, la Rieju NKD 125 joue la carte du rapport équipement/prix. À 3 490 euros hors frais administratifs, la machine vise le motard malin et le primo-accédant en quête d’un roadster au look moderne sans exploser le budget. Le tarif communiqué pour l’Allemagne inclut des caractéristiques attendues dans la catégorie 125 A1, tandis que la fabrication et la coopération technique avec Zongshen permettent d’expliquer une structure de coût serrée.
Quinze chevaux, soit le plafond réglementaire de la catégorie
La NKD 125 reçoit un monocylindre quatre-temps refroidi par eau, alimenté par injection et annoncé pour 15 ch (11 kW), donc calé au plafond réglementaire de la catégorie A1. La boîte est une transmission manuelle à six rapports. La source n’indique ni la cylindrée exacte ni le couple moteur, informations absentes qu’il convient de rappeler sans extrapoler. La puissance annoncée positionne toutefois la NKD 125 sur le même terrain que les autres 15 ch du marché, pertinente pour les titulaires du permis A1 et, en Allemagne, pour l’option B196 destinée aux conducteurs titulaires du permis voiture.

Un treillis acier et une fourche inversée sur une 125
La partie-cycle repose sur un cadre treillis en acier, une architecture souvent retenue pour allier rigidité et coût maîtrisé. À l’avant, la NKD 125 est équipée d’une fourche télescopique inversée, tandis qu’à l’arrière la moto adopte un bras oscillant double branche associé à un amortisseur central. Cette combinaison entend donner une géométrie et un comportement proches des standards « adultes » du segment, tout en restant adaptée aux contraintes d’une 125.
Freinage, pneus et aides électroniques
La Rieju NKD 125 reçoit une configuration de freinage basique mais complète pour la catégorie, avec un seul disque par roue, les deux pilotés par l’ABS. Sur la partie électronique, la nouveauté notable est la présence d’un contrôle de traction (TCS), rare sur des 125 de cette gamme de prix et parfois perçu comme déjà généreux pour une motorisation de 15 ch. Le train roulant adopte des dimensions « adultes » : 110/70-17 à l’avant et un généreux 140/60-17 à l’arrière, ce dernier contribuant à l’apparence large et au comportement routier revendiqué.

Ergonomie et équipement pratique
Côté ergonomie, la selle est positionnée à 78 cm du sol, une hauteur affichée comme accessible pour les débutants et compatible avec une bonne majorité de gabarits. Le réservoir affiche une capacité de 13,5 litres. L’équipement annonce un tableau de bord TFT de 5 pouces avec connectivité smartphone. Ces éléments renforcent l’impression d’une 125 pensée pour un usage quotidien, urbain et périurbain, tout en offrant des fonctionnalités modernes que recherchent souvent les primo-acquéreurs.
Cent trente-cinq kilos, pleins faits
Le poids communiqué est de 135 kg tous pleins faits, réservoir compris. Ce chiffre positionne la NKD 125 dans la fourchette classique des 125 modernes, avec l’objectif d’offrir une maniabilité tournée vers l’apprentissage et la progression. Avec une selle basse et des pneus larges, la configuration cherche un compromis entre stabilité et apprentissage des trajectoires pour un public jeune ou issu du permis voiture.
Le tarif connu est allemand, et il faut le dire
Le tarif annoncé en Allemagne est de 3 490 euros, auxquels s’ajoutent 220 euros de frais de livraison et de mise en route. La commercialisation est prévue pour l’été 2026. La communication indique une origine industrielle partagée avec Zongshen, marque chinoise désormais bien implantée dans plusieurs partenariats européens, sans préciser de calendrier ou de prix pour d’autres pays.
Deux références lui servent de repère, sans plus
La NKD 125 se présente comme une alternative économique aux icônes du segment, citées pour situer le style et la cible : KTM 125 Duke et Yamaha MT-125 servent de repères esthétiques et de positionnement. Sur le plan tarifaire et d’équipement, la NKD mise sur un rapport prix/équipement agressif, notamment grâce à la coopération industrielle avec Zongshen. Aucun élément ne permet toutefois de comparer directement la qualité de fabrication ou le comportement dynamique, ces aspects restant à confirmer par des essais indépendants et par la disponibilité en concession.
Yamaha a construit ce moteur pour tuer une catégorie qui avait déjà disparu
Ce que change l’arrivée de la NKD 125 sur le marché
Le mouvement n’est pas isolé, le segment du 125 roadster a déjà été bousculé par un constructeur chinois arrivé par le prix. L’apparition de la NKD 125 illustre la même dynamique : des looks inspirés des roadsters urbains, des équipements électroniques poussés, et une stratégie prix rendue possible par des partenariats industriels internationaux. La NKD cible clairement le public jeune et les reconversions depuis le permis voiture, en offrant une fiche technique complète à un prix contenu. Reste à vérifier, lors des premières immatriculations et des essais, si la promesse technique et la durabilité seront au rendez-vous.
Sources : Motorrad
