Stoner absout Bagnaia et montre du doigt la Ducati 2026 sur laquelle Pecco peine à trouver ses marques
Casey Stoner, double champion du monde et ancien pilote Ducati, est récemment intervenu publiquement pour défendre Pecco Bagnaia, après une période délicate pour le pilote italien au sein de l’équipe de Borgo Panigale.
Lors d’un entretien accordé à la presse spécialisée, Stoner a soutenu que les plaintes de Bagnaia concernant sa Desmosedici n’étaient pas infondées, estimant à la fois perceptible et documentable un changement majeur de comportement de la machine entre 2024 et 2026.
Un soutien venu d’une légende Ducati
Stoner, qui a offert à Ducati son premier titre en MotoGP en 2007, a exprimé de la sympathie pour Bagnaia, en rappelant que beaucoup avaient cessé de lui donner crédit lorsqu’il évoquait des problèmes de comportement de sa moto. Selon l’ancien pilote, «lo siento mucho por Pecco», sentiment qu’il a reformulé en indiquant qu’il ressentait de la compassion pour la situation du pilote. De son point de vue extérieur, il a pu constater que «la moto n’est pas la même» que celle qui avait permis à Bagnaia d’exprimer son potentiel en 2024.
Ce qui a changé, d’après Stoner
Stoner a précisé que, d’après son observation, la Ducati a évolué entre la GP24 et la GP25, évolution qui se serait poursuivie en 2026, même si elle est selon lui quelque peu atténuée. Il a insisté sur le fait que ce n’était pas un simple débat de chiffres mais aussi une perception à l’oeil nu: la GP24 et les versions antérieures «ne faisaient pas certaines choses» que la nouvelle moto montre désormais, notamment un petit nervosisme que le style lisse et sensible de conduite de Bagnaia supporte mal.
Ce constat éclaire en partie la chute de performance du pilote italien, passée d’une saison 2024 éblouissante à une période 2025 puis 2026 beaucoup plus morose. Stoner a souligné que la tendance générale des temps en piste s’est considérablement modifiée de 2024 à 2025, avec des courses en moyenne plus lentes, une dynamique qui s’est maintenue en 2026 à de rares exceptions. Pour lui, il ne s’agit pas d’une question d’arrivée d’un rival dépassant Bagnaia, mais d’un recul de ce dernier associé à un comportement de la moto différent.

Une carrière Ducati marquante menacée par la machine
Le soutien de Stoner prend une dimension particulière au regard du palmarès de Bagnaia chez Ducati. Le pilote italien est, selon la source, le plus titré de Borgo Panigale, le seul à avoir remporté deux titres mondiaux sous les couleurs officielles, avec 31 victoires à son actif. Stoner a rappelé que Bagnaia a rendu à Ducati son premier championnat depuis l’époque du pilote australien, contribuant à une période de succès consécutifs.
Dans ce contexte, Stoner estime que Bagnaia a «hérité du mauvais lot», constat amer que l’ex-pilote a formulé en notant que le champion n’a pas été ménagé malgré ses résultats passés. Il a également exprimé un souhait pour l’avenir du pilote, espérant qu’il «trouve une nouvelle famille» chez Aprilia, le déplacement de Bagnaia vers cette équipe étant évoqué dans l’actualité entourant le pilote.
Les arguments, limites et conséquences pour le paddock
Le propos de Stoner reste à placer au registre de l’opinion autorisée: il s’agit d’une lecture experte de l’évolution de la moto et de son interaction avec un pilote au style particulier. L’affirmation que la moto «n’est pas la même» est présentée comme une observation extérieure et subjective, même si elle s’appuie sur une tendance constatée des chronos et des performances globales. La question technique de ce qui a réellement changé sur la Desmosedici, et dans quelle mesure ces modifications pénalisent spécifiquement Bagnaia, reste ouverte à une analyse fine des ingénieurs et des données télémétriques.
Pour le paddock, l’intervention d’une figure comme Stoner réveille un débat ancien sur l’équilibre entre évolution machine et adaptation pilote. Les décisions de développement en usine, les orientations aérodynamiques, la mise au point du châssis ou la gestion électronique peuvent toutes influer sur la sensation et le comportement sur piste. Si la thèse d’une Ducati transformée se confirme, elle jette une lumière nouvelle sur les difficultés de Bagnaia et sur les bénéfices potentiels pour d’autres pilotes capables de mieux exploiter le nouveau caractère de la moto.
Un soutien qui pose question et relance le dossier Bagnaia
L’intervention de Stoner ajoute une voix de poids à la défense de Bagnaia et contribue à remettre l’accent sur l’une des histoires sportives les plus suivies depuis 2024. Au-delà de l’émotion, elle met la pression sur l’évaluation technique de la Desmosedici et sur les choix stratégiques du constructeur italien pour l’avenir. Le départ annoncé de Bagnaia vers Aprilia, et l’accueil réservé au pilote par sa future équipe, resteront des éléments à surveiller tandis que le débat sur la responsabilité du pilote ou de la machine se poursuit dans les paddocks.
En synthèse, Casey Stoner affirme que la Ducati des saisons récentes n’est plus la même que celle de 2024 et que les difficultés de Pecco Bagnaia étaient fondées, argument qui oblige à regarder au-delà des seuls chronos pour comprendre la crise de performance du champion transalpin.
Sources :
- Motorpasion
- Crash.net
