400 kg de Honda Gold Wing, 25 kg de pilote, 7 ans au compteur, Zayn Sofuoglu signe un nouveau coup d’éclat qui laisse sans voix
Il y a des images qui semblent défier l’échelle, comme si la réalité avait été tournée avec un mauvais réglage de perspective.
En juillet 2026, une séquence diffusée sur les réseaux sociaux a remis Zayn Sofuoglu au centre d’un petit phénomène culturel moto: un enfant de 7 ans, annoncé à environ 25 kg, au guidon d’une Honda GL 1800 Gold Wing Tour donnée pour environ 400 kg. Le contraste est si extrême qu’il résume à lui seul l’attrait de la scène: l’icône du grand tourisme, réputée massive et protectrice, maniée par un pilote qui n’a pas encore la taille pour toucher les commandes comme un adulte.
Une dynastie de vitesse, version miniature
Zayn Sofuoglu n’est pas un inconnu pour les passionnés qui suivent l’actualité insolite du deux-roues. Il est le fils de Kenan Sofuoglu, quintuple champion du monde Supersport, et son nom circule depuis plusieurs saisons à travers des vidéos où l’enfant apparaît sur des machines de plus en plus impressionnantes. Déjà à 6 ans, il avait fait parler de lui au guidon de sportives très puissantes, ainsi qu’en wheelie sur une KTM Freeride électrique. L’épisode de la Gold Wing marque toutefois un changement de registre: moins une démonstration de vitesse pure qu’un numéro de contrôle et de mise en scène autour d’un “vaisseau amiral” du tourisme.
Le décor compte autant que la machine. Les informations parues évoquent une séance réalisée sur un circuit de karting, sur terrain privé et fermé, avec l’encadrement direct du père. La vidéo montre un rituel précis, presque chorégraphié, où l’adulte sert de stabilisateur et de garde-fou, pendant que l’enfant se concentre sur les gestes.
La Gold Wing, symbole du grand tourisme… et du poids
Dans l’imaginaire moto, la Honda Gold Wing n’est pas seulement une routière: c’est une référence culturelle. Une machine pensée pour avaler les kilomètres, transporter passager et bagages, offrir du confort et une stabilité de limousine. Dans cette scène, c’est précisément cette réputation qui est détournée au profit du spectaculaire. La moto est présentée comme une GL 1800 Gold Wing Tour, avec top-case, et décrite comme une édition anniversaire. Son poids est annoncé autour de 400 kg, une donnée qui écrase littéralement le reste du cadre quand elle est associée aux 25 kg du pilote.
La mécanique participe au tableau: un six-cylindres à plat de 1 833 cm3, crédité de 170 Nm et d’environ 126 ch. Sur une Gold Wing, ces chiffres servent d’ordinaire à soutenir la douceur et la reprise, pas à déclencher un nuage de gomme. C’est pourtant ce que la séquence va mettre en avant, en jouant sur l’écart entre l’usage attendu et l’usage montré.

Démarrage au bouton, DCT et astuces d’ergonomie
La scène commence avec Kenan Sofuoglu positionné à côté de la Gold Wing, la tenant pour la maintenir droite. L’enfant grimpe en selle avec une aisance qui frappe, puis lance le moteur au bouton. Un détail technique explique en partie la faisabilité du numéro: la Gold Wing est équipée d’une boîte à double embrayage (DCT). Cette transmission automatisée supprime l’action d’embrayer et de passer les rapports à la main ou au pied, un point crucial puisque, selon les informations rapportées, la jambe du garçon serait trop courte pour opérer les commandes comme un adulte.
Autre détail révélateur de l’adaptation: les pieds de l’enfant se placent sur les repose-pieds passager (les marchepieds), pas sur la position pilote habituelle. Le poste de conduite devient alors une sorte de cockpit “à l’échelle enfant”, où l’essentiel est de tenir le guidon et de gérer accélérateur et frein au levier.
Le moment qui fait basculer la vidéo: le burnout
Une fois le six-cylindres réveillé, l’enfant se penche vers l’avant et s’accroche au guidon. Plutôt que de partir doucement, la séquence montre un choix radical: le frein avant est serré, avec deux doigts, tandis que la poignée de gaz est ouverte. Le cardan transmet alors le couple à la roue arrière, et le pneu arrière, annoncé en 200, se met à patiner. Le résultat est immédiat: un burnout sur place, avec la Gold Wing qui s’enveloppe de fumée.
Ce type d’image reste rare avec une routière de ce gabarit, et encore plus lorsqu’elle est pilotée par un enfant. La mise en scène tient à un équilibre: une machine immobilisée et tenue, un moteur qui force la traction à l’arrière, et un pilote qui contrôle les deux commandes clés. Le spectaculaire vient autant du contraste des masses que du fait de voir une Gold Wing, symbole de retenue et de confort, se transformer en générateur de fumée.

Du burnout sur place au “rolling burnout”
La séquence se poursuit quand Kenan Sofuoglu lâche la moto. L’enfant relâche alors le frein et passe du burnout statique à un burnout roulant. La Gold Wing avance en continuant à faire patiner l’arrière, puis le pilote enchaîne des tours sur le circuit, toujours dans un cadre fermé. La presse spécialisée décrit ensuite des passages où la moto est inclinée de façon marquée en courbe, malgré son poids annoncé autour de 400 kg.
Le contraste reste la clé de lecture: un pilote très léger, une machine très lourde, et pourtant une impression de contrôle. La vidéo se termine sur un retour à l’arrêt et une descente assistée par le père. Un dernier détail, plus “paddock” que “réseaux sociaux”, est mentionné: l’enfant examine avec fierté des patins de protection (sliders) visiblement marqués, traces concrètes d’une séance menée avec de l’angle.
Un chapitre de plus dans la “Sofuoglu story”
Cette apparition sur Gold Wing s’inscrit dans une chronologie déjà bien installée autour de Zayn Sofuoglu. Toujours selon les informations rapportées, l’enfant avait déjà été vu au printemps 2026, alors âgé de 6 ans, sur une BMW M 1000 RR annoncée à 218 ch, ainsi que sur une Kawasaki Ninja H2R à compresseur donnée pour plus de 300 ch. Une autre vidéo le montre également en wheelie sur une KTM Freeride électrique. À chaque fois, le même ressort narratif: un jeune pilote, une machine réputée difficile, et la présence d’un encadrement familial très visible.
La Gold Wing change toutefois le message implicite. Là où les sportives racontent la fascination pour la puissance, la routière raconte la maîtrise d’un volume, d’une inertie, d’un équilibre. Dans l’histoire culturelle de la moto, la Gold Wing est souvent associée aux grands voyages, aux duos, aux kilomètres avalés. La voir évoluer sur un circuit, dans une séquence de burnout et d’angle, renverse les codes et explique l’écho rencontré.
Entre curiosité virale et démonstration encadrée
La vidéo s’impose parce qu’elle assemble des éléments que l’on voit rarement réunis: un enfant de 7 ans, un poids annoncé de 25 kg, une moto annoncée de près de 400 kg, un six-cylindres de 1 833 cm3, et une figure paternelle qui n’est pas un simple accompagnateur mais un champion du monde. L’ensemble produit une scène à la fois insolite et très “moto”, où la technique (DCT, cardan, freinage au levier) compte autant que la dramaturgie.
Reste que ce type de contenu, même présenté comme une démonstration sur terrain privé, se situe à la frontière entre performance et spectacle. Les informations disponibles insistent sur le cadre fermé et l’encadrement direct, sans transformer l’épisode en leçon de prise de risque. Dans cette histoire, ce qui marque surtout, c’est l’étrangeté du contraste: un enfant minuscule, un monument du tourisme, et une scène digne d’un paddock, mais rejouée à l’échelle d’une famille où la moto est une tradition autant qu’un langage.
En juillet 2026, Zayn Sofuoglu n’a pas seulement “fait fumer” une Gold Wing. Il a, le temps de quelques tours, déplacé un symbole: celui d’une moto conçue pour la route ouverte, devenue l’accessoire improbable d’un numéro de contrôle sur circuit, sous l’œil d’un père champion. Et c’est précisément ce renversement qui explique pourquoi la séquence a autant circulé.
Sources : Motorrad
