Avant elle, le quatre-cylindres était réservé à l’élite, cette Honda a tout changé
La Honda CB500 Four s’est imposée au début des années 1970 comme la petite sœur de la célèbre CB750, apportant la mécanique à quatre cylindres sur une cylindrée moyenne et sur des motos plus accessibles.
Dotée d’un moteur de 498 cm3, refroidi par air, avec simple arbre à cames en tête et huit soupapes, elle développe autour de 48 ch à 9 000 tr/min. Avec un poids annoncé d’environ 185 kg à sec, une boîte cinq rapports et une transmission par chaîne, la CB500 Four a rapidement acquis la réputation d’une machine douce, fiable et facile à vivre, adaptée à un public à la recherche de confort sans extravagance.
Naissance d’une petite sœur et positionnement commercial
Présentée au début des années 1970, la CB500 Four a surfé sur l’enthousiasme provoqué par l’arrivée du quatre-cylindres japonais à plus grosse cylindrée. Conçue comme une proposition plus accessible que la CB750, elle n’en est pas une simple déclinaison : il s’agit d’un projet indépendant, calibré pour offrir les sensations du quatre-cylindres tout en restant maniable et économique à l’usage. En dépit de sa proximité stylistique avec la 750, son objectif assumé était de démocratiser la mécanique multicylindre sur des motos de moyenne cylindrée.
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Mécanique et détails techniques qui font la personnalité
Le cœur de la CB500 Four est son moteur transversal quatre cylindres de 498 cm3, refroidi par air, équipé d’un simple arbre à cames en tête et de deux soupapes par cylindre. La puissance est généralement donnée autour de 48 ch à 9 000 tr/min, certaines sources évoquant jusqu’à 50 ch selon les réglages et marchés. La transmission se fait via une boîte cinq rapports et une chaîne finale. L’alimentation repose sur quatre carburateurs, comme sur la plupart des multicylindres de l’époque, nécessitant synchronisation et entretien régulier pour garantir des performances homogènes.
Sur le plan du châssis, la CB500 Four adopte un cadre double berceau fermé en tubes, très répandu à cette époque, associé à une suspension arrière à deux amortisseurs et une fourche télescopique à l’avant. Le freinage combine un disque à l’avant et un tambour à l’arrière, une configuration équilibrée pour une routière des années 1970. Le réservoir offre une capacité de 14 litres, suffisante pour des trajets roulants sans contrainte excessive.

Comportement et usage : douceur, facilité et valeurs sûres
Sur la route, la CB500 Four se distingue par une conduite douce et prévisible. Le caractère multicylindre se traduit par une rotation fluide du moteur et une sonorité agréable, sans l’agressivité des sportives contemporaines. Les suspensions restent plutôt souples, favorisant le confort plutôt que la sportivité pure, et la puissance de près de 48 ch se révèle amplement suffisante pour une utilisation routière et routière accélérée. Selon les sources, la vitesse de pointe se situe dans une fourchette comprise entre 160 et 185 km/h, variable selon l’état de la machine et les conditions.
La réputation de fiabilité de cette Honda a contribué à son succès: mécanique robuste, pièces facilement accessibles et entretien relativement simple pour un quatre-cylindres de cette époque. Pour les amateurs de motos anciennes, la CB500 Four offre un compromis rare : la sensation d’un multicylindre avec des contraintes d’entretien raisonnables et une utilisation quotidienne envisageable.
De la production au marché : trajectoire commerciale
La carrière commerciale de la CB500 Four a suivi des trajectoires différentes selon les marchés. Vendue aux États-Unis jusqu’en 1973, elle a été progressivement remplacée sur ce marché par la génération suivante, tandis qu’en Europe elle a continué d’être distribuée jusqu’à la fin des années 1970. Ce calendrier a permis à la CB500 Four de toucher un large public sur plusieurs années, consolidant sa place dans l’histoire des motos japonaises classiques.

Collection et cote : un classique abordable
Aujourd’hui, la CB500 Four est considérée comme un classique des années 1970, apprécié pour son équilibre entre charme rétro, mécanique multicylindre et facilité d’entretien. Elle est souvent recommandée comme premier classique pour qui veut goûter au quatre-cylindres sans s’exposer aux coûts et aux complications de modèles plus prestigieux. Les prix observés varient selon l’état et l’originalité des machines, avec des fourchettes généralement considérées comme raisonnables pour des motos de collection.

Ce qu’il faut contrôler avant d’acheter une CB500 Four
Avant d’investir, quelques points techniques méritent une attention particulière. La précision et le bon fonctionnement de la boîte de vitesses doivent être vérifiés, car des fourchettes usées peuvent générer des passages imprécis si la moto a été malmenée. L’état des carburateurs et leur synchronisation sont essentiels au bon fonctionnement du moteur ; un réglage approximatif provoque des déséquilibres et une consommation accrue. Enfin, l’originalité des éléments extérieurs, notamment l’échappement et la selle, influe sur la cote : de nombreuses CB500 ont reçu des pièces aftermarket au fil des décennies, ce qui peut affecter leur valeur pour un collectionneur soucieux de l’authenticité.
Pourquoi la CB500 Four séduit encore
La combinaison d’un quatre-cylindres compact, d’une puissance contenue mais vivante, et d’une conception mécanique accessible explique pourquoi la CB500 Four conserve une place affective et pratique dans le monde de la moto ancienne. Pour les passionnés qui cherchent un classique à conduire régulièrement, elle propose une expérience multicylindre sans la complexité ou le poids excessif d’autres modèles, tout en restant à portée de collectionneurs et d’amateurs curieux.
Sources :
- InSella
- en.wikipedia.org
- www.motorcyclespecs.co.za
