Honda prépare une CB500 monocylindre néo-rétro fabriquée en Inde, possible future GB500 S en Europe dès 2027 : 501 cm3, 28 ch, moins de 200 kg
Honda vient de lever le voile en Inde sur une nouvelle moto neo-retro baptisée CB 500.
Derrière ce nom très classique se cache une stratégie déjà connue: comme la CB 350 indienne, commercialisée en Europe sous l’appellation GB 350 S, cette nouvelle CB 500 pourrait suivre le même chemin et arriver sur le Vieux Continent sous le nom GB 500, voire GB 500 S. Selon les informations parues dans la presse spécialisée, une arrivée à partir de 2027 apparaît plausible.
Une CB 500… mais pas celle que l’Europe connaît
Présentée le 24 juillet 2026 en Inde, la CB 500 n’a rien à voir avec la CB500 bicylindre bien connue sur certains marchés. Ici, il s’agit d’un modèle à l’ancienne, produit dans l’usine indienne de Honda, et pensé dans la continuité directe des CB 350 qui rencontrent un succès durable sur place.
Le parallèle avec l’Europe est déjà tracé: la CB 350 « made in India » est vendue en Europe sous le nom GB 350 S. En Allemagne, cette retro 350 a même atteint 573 nouvelles immatriculations au premier semestre 2026, ce qui l’a placée au 28e rang. Un résultat notable pour une moto dont la motorisation est jugée modeste dans la catégorie A2, avec un peu plus de 20 ch (21 ch, 15,5 kW).
Le point clé: un monocylindre 501 cm3 de 28 ch et 43 Nm
Honda semble avoir identifié le principal reproche adressé à la 350: le manque de puissance et de couple. La nouvelle CB 500 monte en gamme exactement sur ce point. Son moteur est un monocylindre quatre-temps refroidi par air et huile, d’une cylindrée exacte de 501 cm3. La puissance maximale annoncée atteint 28 ch, et surtout le couple grimpe à 43 Nm.
La comparaison avec la 350 est explicite: la CB 350 se contente de 29 Nm. Sur route, cet écart de couple pourrait faire une vraie différence en reprises et en agrément, tout en restant dans l’esprit d’une moto accessible et facile.

5 rapports, embrayage anti-dribble et HSTC réglable
À contre-courant de certaines concurrentes modernes, cette CB 500 conserve une boîte à 5 rapports, comme la 350. Honda y associe toutefois des équipements plus actuels: un embrayage anti-dribble (slipper clutch) et même un contrôle de traction réglable (HSTC). Sur le papier, le positionnement est clair: conserver le charme simple d’une classique, sans renoncer aux aides qui rassurent au quotidien.
Partie-cycle classique: cadre tubulaire, double amortisseur et look soigné
La partie-cycle reste fidèle au cahier des charges neo-retro. Le châssis s’articule autour d’un cadre en acier à tubes, avec une fourche télescopique à l’avant et deux amortisseurs à l’arrière. Détail de style assumé: la fourche reçoit des soufflets, et les amortisseurs arrière sont dotés de bonbonnes séparées à l’allure plus sportive.
Le freinage suit la même logique de simplicité maîtrisée: un disque par roue, avec ABS à deux canaux. Une solution cohérente avec la philosophie du modèle et sa puissance contenue.

Moins de 200 kg: un argument majeur pour une retro accessible
L’autre information qui compte, au-delà des chiffres moteur, concerne la masse. D’après les éléments communiqués, la CB 500 ne devrait pas s’éloigner fortement de la 350, donnée à 178 kg tous pleins faits. La nouvelle venue est annoncée sous la barre des 200 kg. Pour une neo-retro à monocylindre, ce maintien sous un seuil symbolique est un point fort, notamment pour un usage urbain et périurbain, ou pour des motards recherchant une moto facile à manipuler.
Trois versions prévues, et un tableau de bord connecté
Honda prévoit trois déclinaisons de cette CB 500 en Inde. Une version standard avec jantes en aluminium coulé, une version à roues à rayons (annoncées tubeless), et une version haut de gamme avec peintures multicolores et décors spécifiques.
Quel que soit le niveau, l’instrumentation annoncée est un combiné analogique-numérique, assorti de fonctions de connectivité. Là encore, l’objectif semble être de mêler codes vintage et attentes modernes.
Vers une Honda GB 500 S en Europe dès 2027?
Le scénario européen se dessine en filigrane. Comme la CB 350 indienne devenue GB 350 S en Europe, cette CB 500 pourrait être exportée depuis l’Inde et rebaptisée GB 500 ou GB 500 S sur certains marchés. Une arrivée à partir de 2027 est évoquée comme possible.
La question du positionnement est centrale: la GB 350 S est actuellement affichée à 4.709 euros. Pour la future 500, aucun prix n’est encore communiqué pour l’Inde, mais une estimation circule pour l’Europe: la moto se placerait au-dessus de la GB 350 S, et dépasserait donc les 5.000 euros. Cette hausse paraîtrait logique compte tenu du moteur plus gros, du couple nettement supérieur et de l’équipement (embrayage anti-dribble, HSTC réglable).
Autre hypothèse évoquée: la 500 pourrait, à terme, remplacer la 350 dans l’offre A2 européenne. À ce stade, rien n’est officialisé, et l’ensemble doit être pris au conditionnel.
Pourquoi le nom « GB » compte encore
En toile de fond, le choix possible de l’appellation GB 500 résonne avec l’histoire de Honda. Le sigle « GB » renvoie à une Honda GB500 commercialisée dans les années 1980, un monocylindre au style café racer inspiré des monocylindres britanniques. Sans avancer de détails techniques non confirmés, ce rappel historique éclaire la logique actuelle: capitaliser sur une identité neo-retro et sur un imaginaire classique, tout en proposant une moto simple, moderne dans ses équipements essentiels, et produite en Inde pour rester compétitive.
Un enjeu clair: une neo-retro plus convaincante que la 350, sans basculer dans le premium
Avec cette CB 500, Honda semble viser un équilibre délicat. L’objectif: conserver l’accessibilité et le charme de la 350, tout en répondant à la critique majeure sur les performances, grâce à 28 ch et surtout 43 Nm. Le tout avec un poids annoncé sous 200 kg, une partie-cycle traditionnelle et un équipement de sécurité et d’agrément plus complet.
Si l’export vers l’Europe se confirme sous le nom GB 500 S à partir de 2027, Honda pourrait renforcer sa présence sur le segment des classiques modernes de moyenne cylindrée, avec une proposition plus musclée que la GB 350 S, mais sans s’éloigner de l’idée d’une moto neo-retro abordable.
Sources :
- Motorrad
- www.autocarindia.com
