La France affronte six autres pays dans ce concours Triumph, et le public vote
Triumph a dévoilé les sept préparations retenues pour l’édition 2026 de son concours Originals, centrée cette année sur la Scrambler.
Les machines, réalisées par des ateliers du Royaume-Uni, du Canada, de Chine, de France, d’Espagne, d’Italie et des États-Unis, sont désormais soumises au vote du public. La fenêtre est courte : le scrutin ferme le 22 septembre à 13 heures britanniques, soit 14 heures en France. Les suffrages du public seront ensuite combinés à ceux d’un jury d’experts, et le vainqueur sera annoncé plus tard dans l’année.
Un jury qui mêle histoire et expertise produit
Le panel chargé d’évaluer les projets allie responsables industriels, figures historiques et spécialistes de la customisation. À sa tête figure Steve Sargent, directeur produit de Triumph Motorcycles, attendu pour juger la créativité technique des réalisations. Le jury comprend également Chase McQueen, petit-fils de Steve McQueen, l’auteur à succès Eric Hendricx, Satoshi, cofondateur et mécanicien en chef de l’atelier japonais Fonk Motorcycles, et le journaliste moto allemand Rolf Henniges, fondateur du magazine FUEL. Cette composition insiste sur la volonté de croiser regards contemporains et mémoire motocycliste.
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Le thème « Time Capsule » oriente les créations
Le thème imposé pour 2026 est « Time Capsule », capsule temporelle en français. Chaque atelier devait choisir une époque ou une décennie marquante pour l’histoire des scramblers, puis concevoir une machine qui capture l’attitude de ce style tout en l’exprimant par des codes de design et un savoir-faire contemporains. Le cahier des charges cherchait autant l’évocation historique que l’innovation artisanale, encourageant les équipes à mêler références vintage et finitions modernes.

Sept équipes, quatre modèles de base
Les sept projets reposent sur quatre modèles différents de la gamme. Deux ateliers ont travaillé sur la Scrambler 1200 XE. Le canadien Motos Illimitées, mené par Pascal Lauzon, transforme la machine en supermoto de grosse cylindrée, avec des roues de 17 pouces empruntées à la Thruxton RS et un échappement Zard à deux silencieux. Le français FCR Original, mené par Sébastien Guillemot, signe de son côté une préparation baptisée Red Dust, pensée pour rouler plutôt que pour poser.
Deux autres machines partent d’une Scrambler 900 : la BVL-VMX-900 du chinois BVL Garage, inspirée de la TR7T Tiger Trail de 1981 et construite en partie par impression 3D métal, et celle du britannique Stockwell Design. Le projet américain de Triumph Columbia River, à Portland, s’appuie sur une Scrambler 1200 X. Enfin l’espagnol Tamarit Motorcycles et l’italien South Garage Motor Co ont tous deux choisi la Scrambler 400 XC, le second livrant une Dune 400 à la livrée sable, avec protections latérales de rallye et échappement haut.
La vision britannique : voyager et revenir couvert de boue
L’entrée britannique, confiée à l’atelier londonien Stockwell Design, puise dans l’héritage scrambler des années 1960 et 1970. Charlie Stockwell décrit sa création ainsi : « C’est une moto qui a l’air d’avoir passé son temps à parcourir le monde avant de rentrer chez elle en Angleterre, à rouler dans des chemins boueux. C’est un instant figé, capturé et rendu pertinent pour aujourd’hui. » Cette déclaration résume l’approche adoptée par plusieurs équipes, qui misent sur des esthétiques patinées et des choix de matériaux évoquant l’usage tout-terrain historique.

Comment le vainqueur sera départagé
Le public choisit sa préparation préférée sur un espace dédié du site de Triumph, qui réunit les photos et le détail de chaque machine. Mêler vote populaire et appréciation professionnelle vise à équilibrer l’impact visuel et la qualité d’exécution, deux critères qui ne désignent pas forcément la même moto.
Un lien assumé avec l’histoire de la marque
La présence de Chase McQueen au jury n’est pas un ornement. Le scrambler est né du bricolage : dans les années 1960, des pilotes en quête de liberté équipaient les sportives du moment de pneus à crampons, de larges guidons et d’échappements hauts pour aller affronter le sable et la terre. Ces machines, les véritables desert sleds, sont celles que Steve McQueen et le cascadeur Bud Ekins ont engagées et gagnées à l’International Six Days Trial, au Big Bear et aux Baja 1000. Chase McQueen, fils de Chad McQueen, veille aujourd’hui sur cet héritage avec sa sœur Madison, notamment à travers la Boys Republic, l’école et le centre d’accueil où son grand-père a été placé adolescent.
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Évolution du concours : de la Bonneville au Scrambler
L’édition 2026 marque une évolution du format. Après une édition 2025 bâtie autour de la Bonneville et réunissant huit équipes, l’épreuve de 2026 réduit le nombre d’équipes à sept et s’appuie sur la Scrambler comme base de création. FCR Original, déjà engagé en 2025, revient cette année. Chez Tamarit, installé à Alicante et fort de plus de deux cents machines uniques livrées depuis 2010, le cofondateur Quique Berna siégeait au jury de l’édition précédente avant de passer de l’autre côté et de concourir à son tour.
Reste une semaine pour peser sur le résultat. Passé le 22 septembre, le sort des sept machines échappera au public et reviendra au jury.
Sources :
- Communiqué officiel Triumph Motorcycles
- Visordown
