Beaucoup de motards sont hors délai pour le contrôle technique sans le savoir
La règle des quatre mois change concrètement l’échéancier du contrôle technique moto en 2026.
Pour les deux-roues immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021, le premier contrôle technique doit être réalisé au plus tard quatre mois après la date anniversaire de leur première mise en circulation, dans la limite du 31 décembre 2026. Le plafond du 31 décembre 2026 n’est donc pas la même échéance pour tous : la date inscrite sur la carte grise déclenche un compte à rebours individuel.
La règle des quatre mois, expliquée sans ambiguïté
La règle exacte est simple à énoncer et cruciale à appliquer : pour les deux-roues immatriculés entre le 1er janvier 2020 et le 31 décembre 2021, le premier contrôle technique doit être réalisé au plus tard quatre mois après la date anniversaire de la première mise en circulation, dans la limite du 31 décembre 2026. L’administration illustre la formulation par un exemple officiel, qui rend la règle limpide : « Le 1er contrôle technique d’un véhicule immatriculé en 2021 et mis en circulation le 20 juin 2021, doit être réalisé au plus tard le 20 octobre 2026. »
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Une partie des concernés est déjà hors délai
La combinaison de la date anniversaire individuelle et du plafond du 31 décembre provoque des échéances étalées. Au 1er septembre 2026, tout propriétaire dont la date de première mise en circulation tombe avant le mois de mai est déjà hors délai. Ceux dont l’anniversaire tombe en mai, juin ou juillet arrivent à échéance maintenant. Seuls ceux dont l’anniversaire tombe en septembre ou plus tard bénéficient encore du plafond du 31 décembre 2026. Autrement dit, le 31 décembre ne doit pas être interprété comme une échéance unique pour l’ensemble des véhicules concernés.
Personne n’envoie de rappel, et c’est écrit noir sur blanc
Point aggravant pour les distraits, le contrôle est à l’initiative du propriétaire, aucune convocation n’est envoyée. L’administration précise explicitement que c’est au titulaire du certificat d’immatriculation de programmer et de faire réaliser le contrôle dans les délais impartis. En pratique, cela signifie qu’aucun rappel officiel ne préviendra automatiquement les détenteurs de deux-roues concernés.
La date qui compte est sur la carte grise
La date de première mise en circulation figure sur le certificat d’immatriculation, à la rubrique dédiée. C’est cette date complète, jour mois et année, et non l’année seule, qui déclenche le calcul des quatre mois. Vérifier la mention sur la carte grise permet d’identifier la véritable échéance et d’éviter toute mauvaise interprétation du plafond du 31 décembre.
Cent trente-cinq euros, et la carte grise qui reste au poste
Le non-respect de l’obligation expose à des conséquences matérielles et financières. L’absence de contrôle technique obligatoire constitue une infraction au Code de la route, passible d’une amende forfaitaire de 135 euros. Cette amende descend à 90 euros en cas de paiement sous quinze jours, monte à 375 euros en cas de retard, et portée jusqu’à 750 euros selon les circonstances (contestations, délais supplémentaires). En cas de récidive, l’amende forfaitaire est doublée, soit 270 euros.
Au-delà de l’amende, la carte grise peut être retenue par les forces de l’ordre et le véhicule immobilisé. Les autorités peuvent toutefois délivrer, sous conditions, une autorisation de circuler de sept jours afin de permettre la réalisation du contrôle ; la carte grise n’étant restituée que sur présentation d’un contrôle favorable.
Coût et périodicité du contrôle
Le tarif du premier contrôle est libre et variable selon les centres, la fourchette de prix observée se situe en moyenne entre 45 et 70 euros. Une fois le premier contrôle réalisé, la périodicité devient triennale : le contrôle périodique suivant intervient tous les trois ans.
Dispenses et catégories exclues
Quelques exceptions persistent. Les motos de collection mises en circulation avant 1960 sont dispensées du contrôle technique, les véhicules immatriculés à partir de 1960 ne bénéficient pas de cette dispense. Les machines de compétition utilisées sous licence fédérale sont également exonérées.
À partir de 2022, la règle change encore
Pour les millésimes suivants, la règle générale diffère : à partir du 1er janvier 2022, le premier contrôle doit être réalisé dans les six mois qui précèdent le cinquième anniversaire de la première mise en circulation. Le mécanisme des anniversaires reste néanmoins central dans le calcul des délais.
Origine et calendrier réglementaire
Le dispositif découle de la directive européenne de 2014 et s’applique en France depuis l’entrée en vigueur du contrôle technique obligatoire pour les véhicules de catégorie L, le 15 avril 2024. Depuis, la mise en oeuvre a été progressive, avec des évolutions successives des vérifications exigées.
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Ce que cet article ne refait pas
Le calendrier complet, vague par vague depuis 2024, a déjà été détaillé dans l’article consacré aux vagues successives d’immatriculations. Quant aux points examinés et aux motifs de contre-visite, ils font l’objet d’un guide séparé sur les éléments qui déclenchent une seconde visite.
Tout tient donc à une ligne du certificat d’immatriculation. Le 31 décembre 2026 n’est pas une date limite, c’est un plafond que la plupart des concernés n’atteindront jamais, parce que la leur est tombée plus tôt. Et comme aucune convocation n’arrive, elle passe inaperçue jusqu’au contrôle de police.
Sources :
