Ce cruiser s’abaisse tout seul à l’arrêt pour vous laisser poser les pieds
Le constructeur chinois Benda étend sa gamme avec le Rock 707, un bobber au look classique animé par un bicylindre en V de 692 cm3, annoncé pour 72 ch et 68 Nm.
À première vue, la machine joue la carte des codes cruiser traditionnels : proportions massives, guidon bas et esthétique épurée. Mais le vrai intérêt se cache dans deux technologies embarquées, qui déplacent le curseur technique d’un segment plutôt conservateur : un embrayage électronique BEC MK-III et une suspension pneumatique arrière à double chambre capable d’abaisser la moto automatiquement au ralenti.
Embrayage électronique BEC MK-III, l’assistance sans s’en passer
Le Rock 707 reçoit le système BEC MK-III, pour Benda Electronic Clutch. Ce dispositif permet de démarrer, de changer de rapport et de s’arrêter sans actionner le levier d’embrayage, réduisant l’effort en circulation urbaine et lors des manœuvres lentes. Le principe rappelle des solutions déjà proposées par d’autres fabricants, mais chez Benda l’assistance s’accompagne d’une redondance à double moteur et d’un embrayage anti-dribble (slipper), selon la fiche technique. Le guidon conserve toutefois un levier d’embrayage traditionnel, de sorte que le pilote garde la possibilité d’un contrôle manuel complet si souhaité. Cette combinaison vise les motards qui cherchent plus de facilité sans renoncer à la maîtrise mécanique.
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Suspension pneumatique double chambre : la moto qui s’abaisse seule à l’arrêt
C’est l’élément le plus inhabituel sur un bobber abordable : à la place des traditionnels amortisseurs jumeaux, Benda installe deux unités de suspension pneumatique, chacune à double chambre et pilotée électroniquement. Le système ajuste automatiquement la hauteur de caisse, en abaissant la moto lorsqu’elle s’immobilise et en la relevant dès la remise en mouvement. Benda revendique 30 mm de variation de hauteur, avec une assise nominale à 705 mm et une position basse à 690 mm, la position haute culminant à 720 mm.
Ce principe ressemble, sur l’objectif, à la démarche introduite par Harley-Davidson sur la Pan America 1250 Special, qui propose une modification de la hauteur, mais les moyens diffèrent : Harley-Davidson agit sur la précontrainte des ressorts par voie électronique, alors que Benda joue sur l’air dans des chambres dédiées. Le communiqué du constructeur n’indique pas si le système offre des modes de réglage orientés confort ou tenue de route, ni s’il s’adapte automatiquement au poids du pilote, du passager ou d’un chargement. Ces zones d’ombre pèseront sur l’appréciation pratique du dispositif une fois la machine évaluée sur route.

Châssis et partie cycle: choix techniques axés sur la simplicité
Sur la partie cycle, le Rock 707 mise sur des solutions simples et robustes : un cadre en tubes d’acier, un bras oscillant en aluminium, et une fourche inversée non réglable. Le freinage avant repose sur un unique disque, pincé par un étrier à quatre pistons. La transmission associe une boîte six rapports à une transmission finale par courroie, choix cohérent pour un cruiser visant la facilité d’entretien et une conduite douce.
Côté électronique embarquée, la machine reçoit un écran TFT de 3,6 pouces, soit environ 9,1 cm, offrant une luminosité de 800 nits et un angle de lecture de 120 degrés. Parmi les équipements pratiques figurent le régulateur de vitesse, l’accélérateur électronique, ainsi que des prises USB et Type-C pour recharger un téléphone ou des accessoires. Le Rock 707 sera proposé en quatre livrées : Knight Black, Sandy Gray, Windy White et Armor Green, sans que la disponibilité par pays ni les tarifs n’aient été communiqués.

À qui s’adresse le Rock 707 et quelles promesses pour le pilote ?
Avec sa puissance modérée de 72 ch et son couple de 68 Nm, le Rock 707 se positionne comme une machine accessible, susceptible d’intéresser des détenteurs de permis A2 à la recherche d’un twin facile à vivre. L’embrayage électronique allège les phases de démarrage et de circulation urbaine, tandis que la suspension pneumatique promet de faciliter la mise à terre, en particulier pour les conducteurs de petite taille ou pour les arrêts fréquents.
Cependant, l’absence de précisions sur le comportement dynamique de la suspension, son réglage et sa capacité à gérer des charges variables tempère l’enthousiasme. Sur un segment où la sensation et la consistance mécanique comptent beaucoup, la qualité de mise en œuvre technique fera la différence entre gadget utile et véritable progrès ergonomique.
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Ce que Benda n’a pas encore dit sur le Rock 707
Plusieurs informations clés manquent encore au dossier : le poids de la machine, la consommation officielle, les possibilités de personnalisation de la suspension pneumatique et le détail des réglages châssis. De même, le prix et une date précise d’entrée sur certains marchés européens n’ont pas été communiqués. Ces éléments seront décisifs pour évaluer la compétitivité du Rock 707, notamment face à des références établies ou à des offres d’entrée de gamme dotées d’un fort réseau de distribution.
En proposant un embrayage électronique et une suspension pneumatique sur un bobber, Benda expérimente une voie qui croise accessibilité et innovation. Reste à savoir si la mise en œuvre suivra la promesse technique, et si ces fonctions pratiques suffiront à convaincre des motards attachés au ressenti traditionnel du twin rétro.
Sources :
- Visordown, Benda Rock 707
- MCN, Benda Rock 707 cruiser
