Cette horloge de bureau coûte plus cher qu’une Royal Enfield Bullet neuve
Une maison horlogère française a transformé le symbole du bicylindre en objet de bureau de très grand standing.
Signée B.R.M Chronographes, l’horloge reprend l’esthétique d’un moteur en V et affiche un prix qui surprend autant qu’il séduit : 4 980 livres, ce qui correspond à environ 5 806 euros au taux de conversion de 1 livre pour 1,1659 euro, tel qu’indiqué pour le 22 septembre 2026. L’objet est proposé en série strictement limitée à 20 exemplaires.
Une mise en forme mécanique, une facture horlogère
Le parti pris du design épouse l’imaginaire mécanique plutôt que la fonction automobile : la structure reproduit deux cylindres opposés entre lesquels est logé le cadran. La construction utilise de l’aluminium massif, tandis que les ailettes reçoivent une finition satinée en deux tons. Des caches-culbuteurs laqués complètent l’esthétique, offrant l’apparence familière d’une culasse somptueusement traitée. Le cadran, positionné directement entre les deux « cylindres », est monté dans une lunette vissée suspendue par deux bras ajourés formant un X, qui descendent vers la base et donnent à l’ensemble un équilibre visuel théâtral.
Harley-Davidson a vendu un scooter qu’on démarrait comme une tondeuse à gazon
Six coloris, 20 pièces : l’exclusivité au premier plan
La maison propose le modèle dans six livrées : blanc opalin, bleu France, bleu horizon, jaune safran, orange corail et rouge grenat. Ce nuancier, à la fois rétro et contemporain, renforce le statut d’objet de collection. La limitation de la production à vingt unités renforce l’approche exclusive : il s’agit moins d’un objet d’usage courant que d’une pièce à conserver, à exposer, à posséder.
Une logique de prix qui interroge le rapport valeur/objet
Le positionnement tarifaire de l’horloge invite à une comparaison immédiate avec des deux-roues neufs vendus au Royaume-Uni : le prix demandé pour ce bicylindre horloger, 4 980 livres, dépasse celui d’une Honda GB350S neuve, affichée à 3 999 livres (soit environ 4 662 euros au taux du 22/09/2026), et celui d’une Royal Enfield Bullet 350 neuve, à 4 649 livres (environ 5 420 euros au même taux). Ces chiffres de référence sont des tarifs britanniques. La lecture est révélatrice : pour une somme comparable à celle d’une moto accessible, il est possible d’acquérir un objet décoratif et mécanique d’exception, produit en très petite quantité.
Le contexte des objets moto-philes haut de gamme
Dans l’univers des accessoires liés à la moto, l’idée d’objets inspirés de moteurs n’est pas nouvelle. Des créations issues de collaborations entre constructeurs et maisons d’artisanat ou de design ont déjà exploré cette filiation esthétique, qu’il s’agisse d’appareils électroménagers au look de bloc moteur ou d’objets de décoration. Le cas présent se distingue toutefois par son ancrage horloger et par le choix d’une mécanique stylisée prise en tant que langage formel. L’aluminium massif, la finition satinée et la lunette vissée rappellent autant l’atelier que l’univers de l’horlogerie de haute précision.
Pour qui, et pourquoi, cet objet existe
Ce type d’objet s’adresse prioritairement à des collectionneurs et à des amateurs de belle mécanique qui recherchent des pièces rares, au croisement de l’esthétique automobile et de l’artisanat horloger. Il n’est pas seulement un outil pour afficher l’heure : il tient lieu d’expression identitaire, de manifeste esthétique posé sur un bureau ou une étagère. La rareté, l’origine artisanale et la finition servent de justificatifs à un positionnement prix élevé, dans une logique où la valeur est autant symbolique que matérielle.
Design et symbolique : le bicylindre comme motif culturel
Le bicylindre occupe une place particulière dans l’imaginaire motocycliste : il évoque la vibration, le rythme, la géométrie du moteur, autant d’éléments susceptibles d’être traduits en formes et en textures. Ici, l’horloge transforme ce motif en objet contemplatif, où chaque ailettes et chaque cache-culbuteur deviennent éléments de langage visuel. La présence du cadran au centre accentue cette lecture : le temps apparaît littéralement au coeur du moteur, métaphore discrète liant mobilité et mesure.
Une pièce de collection qui prend place dans un marché élargi
Au-delà du simple constat tarifaire, l’existence d’une horloge bicylindre vendue 4 980 livres illustre l’élargissement du marché des produits dérivés de l’univers moto vers des objets de luxe et de collection. Le passage de l’outil utile à l’objet signifiant est observable dans plusieurs secteurs : design, mode, objets électroniques et électroménager. Ici, la mécanique devient prétexte à création, et l’horlogerie fournit le savoir-faire pour transformer le propos en produit fini et achevé.
L’objet offre une façon différente d’entrer en relation avec la culture motocycliste : il autorise le propriétaire à porter chez lui la trace plastique et tactile d’un moteur, sans pour autant posséder une machine. En cela, l’horloge se situe à la frontière entre souvenir, hommage et désir de possession esthétique. Les six coloris permettent d’adapter cette présence selon le goût, de l’expression discrète au clin d’œil flamboyant.
Au croisement du design, de l’horlogerie et de la culture moto, l’horloge bicylindre signée B.R.M Chronographes incarne une approche contemporaine du patrimoine mécanique, transformé en objet d’ornement et de collection.
Sources : Visordown
