Kawasaki annonce un millésime 2027 dont la seule nouveauté est le nom d’une couleur
Le custom d’entrée de gamme de Kawasaki revient pour 2027, et la nouveauté tient d’abord à une teinte.
L’Eliminator 500 SE troque son gris mat pour un autre gris mat, au nom plus long. Derrière ce détail, la machine garde ce qui en fait une candidate sérieuse pour un premier gros cube : 45 chevaux, 177 kilos et la selle la plus basse du catalogue routier de la marque.
Un gris qui change de nom
La livrée 2027 s’appelle Metallic Matte Graphenesteel Gray et Flat Ebony, là où le millésime 2026 portait un Metallic Matte Carbon Gray associé au même Flat Ebony. L’ensemble reste sombre, avec le minimum de chrome.
Le dessin, lui, ne bouge pas : phare rond, rétroviseurs ronds et ligne basse de custom, dans la lignée de ce que le nom Eliminator traîne depuis les années 1980.
Kawasaki annonce une arrivée en Europe en janvier 2027, au tarif de 6 599 livres au Royaume-Uni. La disponibilité américaine, elle, n’est pas encore confirmée.
Les deux amortisseurs avant de cette moto sont montés à l’arrière
Le bicylindre de la Ninja logé dans un custom
La fiche technique officielle donne un bicylindre parallèle de 451 cm3, dérivé de celui de la Ninja, avec un alésage et une course de 70,0 x 58,6 mm. Il développe 33,4 kW, soit 45 ch à 9 000 tr/min, pour 42,6 Nm à 6 000 tr/min, avec une boîte à six rapports et un embrayage humide multidisque à fonction assistée et antidribble.
Ces 45 chevaux comptent autant que le reste : ils passent sous le plafond du permis A2, fixé à 47,5 chevaux. Les émissions annoncées sont de 89,0 g/km de CO2.

Une selle à 735 millimètres, la plus basse de la gamme
C’est l’argument que Kawasaki met en avant : avec 735 mm, l’Eliminator affiche la hauteur de selle la plus basse de ses routières de 250 à 500 cm3. Le poids tous pleins faits s’établit à 177 kg.
Ces deux chiffres pèsent souvent plus lourd qu’une courbe de puissance au moment d’un premier achat. À l’arrêt, ce sont eux qui décident si les deux pieds se posent à plat ou seulement sur les pointes.
Le reste des cotes suit la même logique : 150 mm de garde au sol et un réservoir de 13 litres.

Ce que la finition SE ajoute
La version SE se reconnaît à sa tête de fourche compacte autour du phare rond et à ses soufflets de fourche. Elle reçoit aussi une prise USB-C au guidon, une selle passager, la connectivité smartphone, un tableau de bord LCD et le système Ergo-Fit, qui permet d’ajuster la position de conduite.

Un châssis sans complication
Le cadre est un treillis en acier haute résistance. À l’avant, une fourche télescopique de 41 mm et un disque de 310 mm pincé par un étrier à deux pistons. À l’arrière, deux amortisseurs et un disque de 240 mm, également à deux pistons. L’ABS est de série.
Le vert portait malheur en course, Kawasaki l’a choisi pour la télévision
Face à la Honda Rebel 500
La comparaison est venue d’outre-Atlantique : l’Eliminator 500 SE y est présentée comme légèrement moins chère que la Rebel 500 SE, avec un avantage d’équipement, puisqu’elle arrive avec sa selle passager quand la rivale la laisse au catalogue d’accessoires.
Ce rapprochement vaut ce qu’il vaut d’un marché à l’autre, les tarifs français n’ayant pas encore été communiqués. Il dit surtout à quel niveau Kawasaki place sa machine : en face de la référence du créneau, celle qui a ramené une génération entière vers le custom de petite cylindrée.
Sources :
- Gear Patrol
- Kawasaki, fiche technique Eliminator 500 SE
